samedi 28 septembre 2013

And distance happened.

~ Fuck the miles, fuck them. I'll be here and you'll be there, we'll just be long distance... because quite frankly, I'm crazy about you ~



Je crois que j'ai tout foiré. J'enchaîne les échecs, c'est de pire en pire. Je me déteste. 

J'ai rien compris, j'étais à côté de la plaque. Je planais comme une conne sur mon petit nuage, heureuse et enfin convaincue que mon chéri m'aimait vraiment. Je me sentais bien. Ma vie semblait être parfaite, tout était de mieux en mieux. Tokyo, les gens, l'université, mon chéri. Tout était au top, je crois qu'on pouvait vraiment appeler ça le bonheur. Malgré le terrible manque dans mon coeur, il était là, je le sentais avec moi dans mes pensées et dans mon coeur. 

Je me suis reposée sur mes acquis, alors qu'en fait rien n'était acquis. Alors que j'étais simplement heureuse, il a cru que je changeais, que je l'oubliais. J'arrêtais enfin de faire la copine qui envoie des pauvres messages à son chéri en attendant désespérément une réponse qui n'arrivera jamais. J'arrêtais d'être la copine qui regarde son téléphone toutes les 30 secondes en espérant que son chéri pense à elle. J'arrêtais de prier pour qu'il accepte qu'on se téléphone. J'arrêtais enfin d'être cette copine débile, qui aime son homme de façon démesurée alors que lui n'a pas l'air d'avoir besoin d'elle. Tous mes sentiments ne me semblaient plus excessifs. Ils n'étais absolument pas plus faibles qu'avant, la seule différence est qu'ils étaient partagés, justifiés. Je n'avais plus besoin de checker mon portable, il m'envoyait des messages de lui même. Je n'avais plus besoin de prier pour un skype, il me les proposait. Je n'avais qu'à accepter tout ce bonheur qu'il m'offrait, et enfin profiter de mon couple. 

J'étais heureuse, il a cru que je changeais. Il a cru que je l'oubliais. Si ça n'était pas si douloureux, ça en serait risible. Moi, l'oublier ? Il n'y a rien de plus ridicule. Je pense à lui chaque seconde de ma vie. On se moque de moi parce que je parle toujours de mon chéri, il est toute ma vie. Il n'est pas là, et pourtant tout le monde à l'impression de le connaître. Il est toujours avec moi dans mon coeur, et je veux que les gens le sachent  Il est ma vie, mon bien le plus précieux.



Comment as-t-il pu croire que je l'oubliais ? comment ai-je fais pour tout foirer ? Je ne comprends rien. Moi qui passe ma journée à attendre qu'il se réveille, parce que dès qu'il ne me parle pas, ce manque me fait souffrir. Moi qui lui répète toujours que je l'aime pour le remercier de ces mots, de s'être enfin ouvert à moi. Je comprends pas, je suis perdue. Tout s'écroule.

Il me reproche tellement de chose. Je n'arrive pas à traiter mes problèmes un par un et à les résoudre. Il y a trop de choses en même temps, je suis paumée et toutes mes tentatives ne font qu'empirer la situation.

Il croit que je veux toujours avoir raison... Dès que j'essaie de lui exposer mon avis, de lui expliquer ma version des choses, il se ferme à toute discussion. "Oui oui, très bien, tu as raison. Comme toujours", préfère-t-il répondre... au lieu de m'expliquer en quoi il n'est pas d'accord.

Malgré ses promesses, il me cache ce qui va mal. Je fais des erreurs, tout le temps, et je ne m'en rends compte que quand il est trop tard. Pourquoi ne me dit-il pas tout simplement que je le blesse, pourquoi n'essaie-t-il pas de tuer le problème à la racine ? Mon Stan ne me fait pas assez confiance je pense. Quand je fais un pas de travers, il refuse de m'en parler. Il ne prend pas la peine de m'expliquer avec douceur ce qui l'attriste, je n'apprends mes erreurs que quand il est trop tard. Il est capable de s'énerver, de me faire la gueule sans que je sache ce qu'il se passe.

Il ne tolère aucune remarque de ma part. J'essaie de lui expliquer, mais je ne peux que constater mes échecs. Il prend tout mal, il se vexe, je ne comprends jamais pourquoi. Et cela me tue, je ne sais jamais exactement ce que j'ai fais de mal, ce que j'ai dis de mal. Je ne sais pas où je me trompe, où je fais erreur. Il croit toujours aux mauvaises intentions de ma part. Il croit que je le fais souffrir intentionnellement. Comment est-ce possible ???? Je n'en reviens pas. Son bonheur est la seule chose qui m'importe, et lui croit le contraire ! Mais merde, comment je fais pour enchaîner autant d'erreurs ??? Je l'aime tellement... Il croit que je veux le manipuler alors que mon amour pour lui est totalement innocent. Jamais je n'ai cherché à le changer. Je suis prête à tout changer en moi pour lui, mais je sais qu'au jour d'aujourd'hui il n'est pas prêt à accepter que j'essaie de changer quoi que ce soit en lui. Ca serait une grave erreur d'essayer, il me prendrait pour une de ces copines qu'il l'ont fait souffrir. Je l'aime comme il est, j'accepte les hauts et les bas. Son côté "hot & cold" qui est si difficile à comprendre. Je l'accepte et je l'aime comme il est, mais lui se croit manipulé.



Comme résultat, il me menace de remettre ses barrières. Il veut être moins présent, prendre ses distances, arrêter de m'exposer son amour pour moi. Cela me peine tellement, moi qui croyais que ses efforts étaient irréversible, moi qui croyais qu'on avait enfin franchis le pas, qu'on était enfin capable de se dire mutuellement notre amour. Sa façon de me dire ce qu'il n'aime pas chez moi est tout sauf délicate, ça me fait du mal. Je croyais qu'il savait qu'avec une fille sensible et fragile comme moi, il était nécessaire de prendre des pincettes. J'ai mal à chaque fois qu'il me fait des reproches. Que dois-je faire pour lui prouver que je vois ses efforts et que j'en suis reconnaissante ? Je ne comprends pas. Il croit que je ne m'en aperçois même pas. Je ne sais pas comment lui faire passer le message, tout ce que j'essaie de dire le fait souffrir. En plus de ça, il ne voit pas tous mes efforts... Je passe pourtant mes nuits entières à réfléchir, à essayer de trouver une solution pour qu'il aille mieux. Je fais tout, je tente tout ce qui est en mon pouvoir. Je veux bien rester éveillée toute la nuit pour lui si je crois que ça lui fera plaisir. Je lui envoie des messages, des photos, je lui raconte tout, j'essaie de le faire sourire. Je bousille mes nuits pour rien, je refuse de sortir pour être là pour lui, j'attends toute la nuit qu'il soit dispo parce que je sais que c'est difficile pour lui de trouver du temps. Et pourtant, il croit que je ne fais aucun effort. Merde, j'ai quand même accepté sans rien dire qu'il revoit ses deux ex qu'il a le plus aimées ! L'une d'elle étant un parfait canon de beauté, au passage. Cette chère Bérengère. J'avais tellement peur qu'en la voyant, ses souvenirs reviennent. Il a tellement gardé de bons souvenirs avec elle ! Elle était la copine parfaite pour lui. A la fois douce et joueuse, elle était gentille, belle et avait un charme fou. Il l'a aimée, et moi j'ai l'impression de ne pas arriver à la cheville de cette fille. J'avais peur qu'il repense à elle en la voyant, qu'il ait envie d'elle, de la toucher. J'avais peur qu'il ait envie de changement. Et pourtant je lui ai dis que c'était une bonne chose qu'il la revoit. Je fais tous les efforts que je suis en mesure de faire, et lui il croit que je n'essaie même pas.

J'ai peur qu'il se lasse de moi, de notre relation à distance. Il fait toujours autre chose pendant nos skype. Je pourrais le comprendre, c'est toujours au milieu de sa journée. Mais quand moi j'avais envoyé un seul texto pendant un skype, il s'était énervé et m'avait menacé de couper l'appel. Il y a toujours un moment où, tout à coup, il va décider de finir la conversation. J'ai l'impression qu'il m'invente des raisons pour pouvoir me laisser, alors que je pourrais comprendre qu'il ait juste envie de profiter un peu de son après midi avant que la nuit ne tombe. Mon Stan que j'aime n'a pas du tout l'air heureux quand on se skype... Je l'ennuie peut être, ou alors il est triste de me voir. Je m'attendais à être capable de lui décrocher un sourire, de le voir rire, faire des blagues débiles. Il est triste en permanence, alors que mon rêve c'est de le savoir heureux. Je voudrais qu'il me fasse sourire et rire comme avant. Je voudrais que notre couple ne soit pas que tristesse. 


C'est fini, il ne me fait plus confiance. Il croit que je ne tiens pas mes promesses, alors que j'ai fais une seule erreur. J'ai bu. J'ai bu parce que j'avais mal, parce que mon chéri me manquait. Et pour lui c'était la goute d'eau qui a fait déborder le vase. Il a perdu toute confiance en moi, c'est fini. Il croit que je change. Il croit que je ne suis plus la fille dont il est tombé amoureux il y a cinq mois. Malheureusement, je crois qu'on est arrivé à un point où je suis à court d'idées. Je ne sais plus quoi faire pour sauver notre couple s'il croit que je ne suis plus celle qu'il aime. C'est le commentaire le pire qu'il puisse me faire. Il n'est même plus sûr de m'aimer !

Et pour finir, je dirais qu'il oubli de me dire qu'il m'aime. Je crois que ça résume bien le danger de la situation. Il l'oubli. C'est arrivé une fois, une seule fois. Mais j'ai peur que ce genre d'oubli marque le début de la fin. Je veux pas le perdre. Je peux pas le perdre.

Qu'est ce que j'ai fais ? :'(




Marie,
Je t'envoie ce message après avoir mûrement réfléchi. Je ne voulais pas être à chaud, sous le coups de mes émotions pour te l'écrire. Je ne suis absolument pas énervé mais d'autres sentiments m'habitent.
Pour commencer je vais revenir sur deux promesses que tu m'avais faite. La première que tu prendrais soin de toi au Japon, que tu ne te mettrais pas en danger; la seconde était que tu me rassurais, que tu puisses rester joignable.

Depuis, cet été j'ai fait énormément d'efforts, restés sans réponses de ta part. Je me suis alors adapté à tes attentes notamment cette semaine, je fais un gros effort sur moi pour être moins susceptible et éviter de stresser par rapport à toi. Tous ces efforts dans le seul but d'améliorer notre relation et m'améliorer auprès de toi. Je suis présent, j'ai répondu à toutes les attentes que tu avais formulé avant ton départ et au final tu t'en fiches, tu les remarques à peine, ça te paraît normal, tu ne fais pas toujours la même chose. Ça ne m'a pas vrai 

Tu ne sais pas ce que je vis au quotidien, et ne dis pas le contraire, tu n'es pas à ma place. Tu ne sais pas à quel point je m'inquiète et à quel point tu peux me faire souffrir. Tu me ressors l'excuse que cet été j'ai été horrible. Certes, je l'avoue, je me suis excusé et je me suis rattrapé. Aujourd'hui, tu me fais trop souffrir, tu m'en demandes trop alors qu'en face je ne vois pas beaucoup de choses de faites. Si tu es si forte que tu le penses et que tu as tant d'emprise sur moi tu aurais dû d'avantage remarquer les details du quotidien que je laisse transparaître, tu devrais voir que je souffre.  Mais non tu te créés une nouvelle vie au Japon, j'en suis heureux pour toi, mais tu me delaisses et tu ne le remarques même pas. Tu n'es plus la même avec moi et tu ne le vois pas, quand je te le dis tu le prends mal donc la lettre est le seul moyen pour te dire ce que j'ai sur le coeur.

J'ai peur pour toi et je commence à me dire que c'est peut-être un peu bête...
J'ai besoin de prendre du recul, de me protéger d'avantage. Ça ne veut pas dire que je souhaite rompre, j'ai juste besoin de prendre de la distance. Mais voilà, je suis Trop attaché à toi pour faire, c'est peut etre pas bien pour moi ni pour toi mais je vais pas y arriver à pas te parler pendant un moment... Tu risques, tout de même, de recevoir un peu moins de nouvelles. J'espère que tu prendras également le recul nécessaire. J'espère enfin que tu te battras pour nous et pour moi. Je pleure en écrivant ces quelques mots parce que je t'aime et ça a été un gros travail pour te le prouver. Travail que je n'aurais pas réalisé pour quelqu'un d'autre... Je me bats car je tiens à toi, mais.toi j'ai.l'impression que c'est plus le cas pour toi, que t'es sentiments reduisent alors que les miens se sont accru. Je ssuis prêt à faire n'importe quoi pour toi mais la je souffre un peu trop et même le sport me fait moins d'effet...
 je te souhaite une bonne journée et je t'embrasse. Je t'aime....

mercredi 18 septembre 2013

You'll be ok. Just not today.



Cela fait bientôt deux semaines que je suis partie. Bientôt deux semaines que je me débrouille pour respirer malgré l'absence de mon Stan, mon oxygène. Cela ne fait même pas deux semaines, et pourtant, j'ai l'impression que ça fait des mois qu'il me manque. Il me manque, il me manque terriblement. C'est dur pour nous. J'ai peur qu'un jour, ça soit trop dur pour l'un de nous deux. J'ai peur que la distance nous fasse craquer. J'ai peur qu'on ne tienne pas le coup, qu'on ne supporte pas la douleur ou le manque.


~ When you're gone, the pieces of my heart are missing you. 
When you're gone, the face I came to know is missing too. 
When you're gone, the words I need to hear 
to always get me through the day 
and make it ok ... 
I miss you ~


Stan m'a emmenée à l'aéroport de Paris CDG en voiture. Heureusement qu'il était là, mon petit. Avec mes trois valises, je n'aurais rien pu faire. Il a été génial. Il me faisait rire pour me détendre, il me prenait dans ses bras le plus possible pour que l'on profite de nos derniers instants. Il était là pour me soutenir, alors que je savais qu'il souffrait aussi. Il m'a accompagnée jusqu'à la douane. Il était là jusqu'au dernier moment. C'était tellement affreux ! Je n'y arrivais pas, je ne pouvais pas le lâcher. Je voulais l'embrasser, encore et toujours, profiter de ses bras, de son odeur et de sa peau, tout ce dont je serais privée. Et pourtant, il a bien fallu le laisser, passer la porte en sachant que je n'allais plus le revoir.
Jamais je n'avais autant pleuré. C'était la première fois de ma vie qu'un au revoir me faisait autant souffrir. Je perdais tout. Mon coeur, ma joie, ma tendresse, mon Amour. Tout partait avec lui. Et pourtant, au fond, je savais que j'allais le retrouver. Lors de notre tout dernier baiser, je lisais un "au revoir" dans ses yeux. C'était presque un "à bientôt". En tout cas, il ne me disait pas à Dieu. Il voulait que je parte vivre pleinement mon aventure, mais il me rassurait, ses yeux me promettaient qu'il m'attendrait. 

Pendant le vol (à bord d'un A380, précisons le), j'étais à côté d'Albane, une fille de l'IESEG qui part aussi à Tokyo. Elle est super, très souriante et sa bonne humeur m'a bien aidée à tenir le coup.

Nous sommes arrivées à Tokyo, Narita airport, à 8h du matin. En France il était 1h du matin, autant dire que nous étions fatiguées. Après une sorte d'interview avec des japonais un peu trop motivés à l'idée de rencontrer des étrangers, nous sommes allées prendre le "bus limousine". C'est juste un bus en fait, ou alors le côté "limousine" s'est bien caché. Après deux heures de route, on arrive à Asakadai, quartier de Tokyo où est situé notre "dormitory". Nous avons eu la chance de tomber sur une autre exchange qui nous a aidées et montré le chemin. Elle s'appelle Sabrina, c'est une australienne. Heureusement pour nous, elle parle japonais et a pu nous traduire ce que disait le manager, qui ne connait pas un mot d'anglais. Les appartements sont très sympas, parfaits pour des étudiants. Pas le temps d'en profiter, il à tout de suite fallu partir faire des papiers avec les autres exchanges. Ensuite, direction ikebukuro, pour se balader et diner. Le soir même se déroulait une petite soirée avec d'autres exchanges. Albane et moi sommes parties assez tôt, accusez le jet lag.

Ensuite, je dirais que tout s'est enchaîné. Tous les jours, on avait quelque chose de prévu. On sortait, on visitait tel ou tel quartier de Tokyo, on faisait des courses, on allait diner, rencontrer du monde, etc. On a vu Rikkyo aussi, campus de malade. C'est vraiment génial comme endroit. Tokyo est une ville oufissime, les japonais sont les gens les plus serviables du monde et c'est vraiment un détail que j'apprécie énormément. Ca reste "WhatTheFuckLand", mais ce pays est génial. Je suis très contente que le destin m'ait amenée ici.

On l'aura compris, je m'éclate, je sors, je rencontre du monde, je découvre des endroits géniaux. Mais de l'autre côté il y a mon Stan, mon petit chéri que j'ai l'impression d'avoir abandonné avec ces lions de l'IESEG.

Il souffre. Je le sens, il ne s'en remet pas. Et pourtant cela fait bientôt deux semaines, ou devrais-je dire, seulement deux semaines. Il m'aime, il me le dit et le répète. Je voudrais qu'il soit heureux comme moi je suis heureuse ici, mais je vois bien qu'il souffre trop. Il a mal, il se sent affaiblit et vulnérable. Mon absence lui est insupportable, j'ai peur pour lui. Cela faisait quatre mois que je me préparais à ce départ et que je tentais de l'y préparer. Il refusait d'en parler, il refusait d'y songer. Mon départ a été un choc pour lui, il ne s'attendait pas à un tel vide. Il m'aime, je le sais enfin, j'en suis persuadée. Malgré ça, j'ai énormément de peine pour lui, je voudrais pouvoir l'apaiser, le prendre dans mes bras, l'embrasser tendrement, oublier le reste du monde dans la chaleur de son corps.



Stanislas de Scorraille, 16/09/2013

Ma doudou, 




je sais très bien ce que je t'ai fait subir cet été. Je sais que ça a été dur, que j'ai été difficile à vivre et aujourd'hui je m'en veux. Je m'en veux car tu es la chose la plus précieuse pour moi et je m'en rends compte maintenant…

J'ai essayé pourtant à ce moment là de faire des efforts, insuffisant je ne peux que le constater… J'ai eu une période ou j'étais mal cet été, tiraillé entre ne pas te montrer que je souffrais pour te rassurer et prendre des distances pour me protéger. Malheureusement, je n'ai pas bien géré la situation qui était inédite pour moi. Je m'excuse et je voudrais que tu saches que je regrette. Je m'en veux de pas t'avoir dit et montrer à quel point je t'aimais… 

Maintenant, tu es à Tokyo, loin de moi. C'est un vide immense et irremplaçable pour moi. Je suis perdu, mes amis comme ma famille s'inquiète sans me le dire parce qu'ils voient que je ne suis pas bien. Je ne suis plus aussi joyeux et spontané que je le suis normalement. Je fais plus toutes mes blagues idiotes et mes commentaires limites… Je suis préoccupé. J'ai peur qu'il t'arrive quelque chose et que je sois impuissant face à ça, peur de te perdre car je sais très bien que je n'ai pas été le meilleur des copains et que un an sans moi c'est long. Un an qu'avec des gens nouveaux et des mecs… Je te fais confiance, ici n'est pas le débat, tu m'as prouvé que tu m'aimais. J'ai juste une peur immense et incontrôlée de te perdre. J'ai aussi peur que tu te rendes compte qu'il y a mieux que moi.

J'ai vraiment été nul et je ne me reconnais pas dans mon comportement de cet été. Mon seul souci au final était de te protéger mais je l'ai mal fait.

Ce n'est vraiment pas facile pour moi.


Je me protège aussi encore énormément, ça a été le cas cet été. Là je me découvre, la distance ça m'aide. Tokyo a aussi des avantages pour nous en fait.

Mais la distance me rend triste et tendu. Je souhaite juste être rassuré, je sais que tu en fais beaucoup et que j'en demande beaucoup aussi mais j'en ai vraiment besoin. J'essaye de tout faire pour te montrer que je tiens à toi, messages comme tu le voulais, skype 2 fois par semaine comme tu le voulais, et je t'envoie même des photos de moi alors que je n'aime pas ça et que je ne l'avais jamais fait auparavant… J'essaye aussi de contrôler ma jalousie qui n'est pas excessive je pense, c'est encore une fois une preuve d'amour mais celle-ci en parie maîtrisé. C'est peut-être rien pour toi, mais pour moi c'est énorme tout cela.


J'ai besoin de savoir que tu es là, que tu me rassures et de savoir tu me soutiennes quoi qu'il arrive et quoi que je fasse. Tout cela je le fais déjà pour toi, tu ne t'en rends peut-être pas compte mais je le fais, pas toujours bien mais j'essaye de m'améliorer.


Il y a encore plein de résistances que je garde. Une épaisse couche de ma carapace est tombé, toujours prête à se reformer malheureusement, mais une autre est toujours présente. Si tu veux que cela tombe complètement j'ai besoin de ses trois choses. Si je me vexe aussi facilement, c'est parce que ce que tu me dis je le prends tout de suite pour moi comme ton avis compte. Si je suis attentif au moindre détail et qu'un rien peut me mettre mal c'est parce que tu comptes.


Enfin, il n'y a pas de mauvais ou de bon rôle entre nous. On a chacun nos moment, on est désagréable avec l'autre pas de la même manière etc.. Et c'est normal et important, si on était pareil ça serait pas drôle et pas sûr qu'on s'aimerait !


J'espère que mon message ne va pas t'attrister ou te faire de mal et qu'il est clair car je t'avoue que je dors pas très bien en ce moment et cette nuit je ne trouve le sommeil que maintenant…

Je te livre mon coeur, prends en le plus grand soin...

Ton chéri qui pense à toi constamment, qui t'embrasse tendrement, qui te serre fort contre lui, qui t'aime de tout son coeur.



Il a tellement changé, il a tellement fait d'efforts pour moi. C'est le cadeau le plus précieux que j'ai eu de sa part. Il est là pour moi, présent comme il ne l'a jamais été. Je plane sur mon petit nuage, j'ai l'impression que malgré toutes nos douleurs dues à la distance, mon couple est parfait. Je l'aime, il m'aime. Il se bat pour moi, pour devenir le copain dont j'ai toujours rêvé. Un Stan qui me dit qu'il m'aime, que je lui manque. Il me le dit, il me le répète tout comme moi je lui dis et répète. J'ai enfin l'impression que nous avons trouvé cet équilibre. La distance me bouffe de l'intérieur, mais elle le renforce. Everything happens for a reason. Je crois qu'il avait besoin de ça, de cette séparation brutale et douloureuse, pour se rendre compte qu'il n'avait pas été assez présent pour moi et que j'avais désespérément besoin de preuves de son amour. J'avais besoin d'être rassurée, non pas uniquement avec des "je t'aime", mais avec beaucoup plus. J'avais besoin de savoir ce qu'il avait sur le coeur, j'avais besoin de croire qu'il m'aimait autant que moi je l'aimais. Qu'il souffrait autant que moi je souffrais quand il n'était pas là. Que je lui manquais autant qu'il me manquait... Mais je pense que ce n'était pas le cas. Il n'avait pas vraiment besoin de moi à l'époque. Je l'avais étouffé en étant avec lui pendant deux moi. Il avait besoin qu'on se rapproche petit à petit, et ces deux mois à Londres lui ont fait peur. Il avait peur quand je lui exposais mes sentiments. Peur que je parle de lui au futur. Il refusait de s'imaginer un futur, j'avais même l'impression que l'idée d'un avenir (proche ou lointain) avec moi le dégoûtait. Et ça me faisait tellement souffrir.

Maintenant il a compris qu'il a lui aussi besoin de moi. Mon amour n'est pas à sens unique, je lui manque. Et tous ces mots doux, tous ses efforts me font tellement de bien. Il est là, toujours ! Il pense à moi tout le temps, alors que je ne l'en croyais pas capable. Je suis à 10 000 km de lui, mais il me fait enfin passer en priorité. Cette priorité tant recherchée !

A partir du moment où il m'a embrassée, à partir de la seconde où il a posé ses lèvres sur les miennes, il est devenu ma priorité n°1. Il était tout, tout pour moi. La personne que j'aimais, en qui j'avais confiance, sur qui je comptais. Il était la personne la plus importante au monde à mes yeux. Je voulais l'aimer de tout mon coeur et lui apporter toute la douceur dont il avait besoin. Je voulais apaiser son esprit perturbé. Ce petit Stan est tellement fragile ! Derrière ces gros bras, ce joueur, cette grande gueule, il y a un petit homme couvert de cicatrices. Il est fier de son expérience, de ses expériences. Mais moi je pense qu'elles l'ont blessé à vif. Il ne se respecte pas suffisamment, il sous-estime sa propre valeur, ou la valeur de son corps. Je suis d'accord que l'expérience, ça forge, mais je pense qu'il a eu trop de douleurs. Il a essayé, à plusieurs reprise, de changer. Il a voulu modifier son caractère pour être mieux. Et ces efforts n'ont servi à rien, il a à nouveau été trop blessé. Il s'est senti utilisé, manipulé.



Je veux être celle qui lui permettra d'être à nouveau naturelle, celle en qui il fera confiance. Je suis prête à tout pour lui tellement je l'aime. Je veux qu'il se sente bien avec moi, qu'il comprenne que je ne souhaite que son bonheur. Je veux qu'il comprenne enfin à quel point c'est un homme génial. Je sais que j'ai raison sur ce point là, c'est quelqu'un de génial. Malheureusement il ne le sait pas. Il ne se rend pas compte de sa valeur. Plein de gens ne l'aiment pas, ou n'aiment pas son caractère. Ses blagues débiles, son humour limite, sa façon se vouloir être le leader puis de tout laisser tomber ensuite. Son sale caractère ou son égoïsme peut être. Mais quand on commence à vraiment le connaître, on se rend compte qu'il a juste trop souffert. Il est extra, vraiment. Il s'est juste laissé abîmer par le temps, il s'adapte à des gens qui ne l'ont jamais mérité. Il est sorti avec des filles qui ne lui arrivaient pas à la cheville. Il est tellement génial qu'il mérite une fille géniale, et c'est ce que j'essaie de devenir pour lui. Je suis prête à tout changer dans ma façon d'être, je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour devenir la copine qu'il mérite. Mais en ce moment, le challenge est d'autant plus important qu'il a trop de séquelles. Il est encore méfiant, il ne m'accorde pas son entière confiance et a peur d'être manipulé. J'ai peur de ne pas être capable de changer tout ça, mais j'essaierai quoi qu'il arrive. Je veux mériter cet homme, j'ai tellement de respect pour lui. Je veux mériter tous les efforts qu'il fait pour moi. Il pense à moi, il se force à être le copain dont j'ai toujours rêvé. Il me dit qu'il m'aime et bien plus encore, il me répète sans arrêt que je lui manque, il m'envoie des textos dès qu'il a une seule seconde de libre, il sacrifie des aprem entières pour pouvoir me skyper parce qu'il sait que j'en ai besoin. Il fait tout ça pour moi, je lui en suis infiniment reconnaissante. J'ai encore du boulot, un long chemin à parcourir pour devenir la copine qu'il mérite. Je ne sais pas si je suis à la hauteur, mais je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour le devenir et pour, je l'espère, effacer peu à peu toutes ses cicatrices qui lui gâchent la vie. Le challenge est de taille, mais l'enjeu est tellement important que je suis prête à tout.

Je l'aime, ce gamin qui souffre <3

samedi 24 août 2013

Goodbyes.

Je ne suis pas prête. Je le sais. Il y a trop d'au revoirs. J'aurais pu le supporter. Quitter ma famille, mes amis, mon chien, ma maison, ma ville, mon confort. J'en aurais été capable, je le sais. C'est en connaissance de cause que j'avais pris la décision de partir, j'étais enfin prête, je le savais pertinemment. Rien ne pouvais changer cela. 

Rien ?

~ What about now, what about today, what if you're making me all that
I was meant to be ? ~



Rien de prévisible en tout cas. On ne prévoit pas l'Amour. On peut prévoir nos relations, anticiper des changements, prendre des décisions. Mais on ne prévoit pas de tomber amoureux. L'Amour est donc malheureusement le seul obstacle, la seule chose qui pouvait encore me retenir dans mon pays l'an prochain. Je croyais qu'il s'agissait de Mathieu, et je savais que ce que j'éprouvais encore pour lui à l'époque ne suffirait pas à me retenir. Je savais que malgré mes sentiments forts pour lui, je ne vivais plus l'Amour, avec un grand "A". Je ne pouvais pas prévoir Stan.

On me reproche mon pessimisme. Mais en fait, c'est ma sensibilité que l'on devrait me reprocher. Le pessimisme n'est qu'une simple protection, qui marche plutôt bien. Seuls les gens qui me connaissent vraiment savent à quel point je suis sensible. D'autres - trop nombreux à mon goût - croient encore que rien ne m'atteint, que j'ai réussi à mon construire une armure. C'est pourquoi je reste impassible face à tous les coups bas de la vie, ou des humains. Mais c'est faux, si je ne réagis pas à un coup bas, ce n'est pas parce qu'il ne m'atteint pas. Tout d'abord, je ne réagis pas parce que je considère que je suis la seule à avoir accès à mes sentiments. Mon corps m'appartient, je le contrôle. C'est donc à moi de prendre la décision de communiquer ou non mes sentiments, et donc mes réactions à ces éventuels coups bas. Ensuite, cette absence de réaction est aussi due à mon pessimiste, à ma tendance à prévoir le pire. Je ne me flagelle pas, mais je ne m'autorise que peu d'espoir. Ainsi, quand les choses tournent mal, je ne suis ni surprise ni déçue. Cela permet alors d'amortir la douleur. C'est comme ça que je le vois, c'est comme ça que je l'utilise. Je prévois, je ne me laisse pas surprendre, je ne me laisse pas décevoir, et je ne laisse rien m'atteindre trop profondément. 

J'savais pas, j'savais pas que j'allais tomber amoureuse de lui. Je pensais qu'on pourrait rester amis. Cette fois-ci, j'ai été surprise. Etre amoureuse n'est pas une mauvaise chose, mais c'est une sensation désemparante, qui peu s'avérer désagréable. Je perds le contrôle, je l'aime, et plus je l'aime, plus je m'en veux de l'aimer. Je m'en veux de m'enfoncer là dedans, de m'affaiblir, de me faire du mal. Je m'en veux aussi parce que je sais que je lui ferai du mal quand, le 5 septembre, je l'abandonnerai à l'aéroport.

mardi 23 juillet 2013

Chears.



~ Come on, come on, put your hands into the fire. ~ 

Enfermée dans une belle douceur. Ainsi commence ma relation avec lui. Ma troisième relation. Ainsi commence l'histoire. Histoire ? Je l'espère. Le ciel est contre nous je crois, mais je pense bien qu'on s'aime malgré tout. "Tout", c'est peu dire. Il faut savoir qu'il n'est pas facile a vivre ce petit Stan !
Enfin bon. Je devrais commencer par dire qu'on a eu un très beau début tous les deux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas connu un début de relation ! La période où on se découvre, où chacun parviens pas à pas à faire s'écrouler les barrières de l'autre. C'était tellement mignon. Encerclés par cette tendresse et cette attirance mutuelles, on apprend à avoir besoin des bras de l'autre. Dès le début, je sais que je l'aime. Je ne saurais pas dire si c'est tout simplement parce que je suis une fille, mais j'en étais sûre à partir de notre premier baiser, aussi simple que cela puisse paraître. Cela semble évident qu'on s'aime. Pas seulement pour nous, mais aussi pour les autres. Je sens qu'il m'aime, je le sais et il me le dit. 







Et puis on part à Londres tous les deux, on se lance dans la ˋLondon adventure' . Here we go ! Et quelle aventure. On ne part pas dans un pays lointain (genre, le Japon, ahum), ni dans une destination exotique. On va juste à Londres. Sauf que Stan n'a jamais été à Londres, et qu'aucun de nous n'a habité dans un autre pays avant cela. Et pour couronner le tout, éh bien on s’apprête à vivre deux mois ensemble, tout de même. 
On passe près d'une semaine dans un hôtel pourri, mais au moins on a eu le temps de se balader, de profiter de nos premiers jours à Londres. Ensuite, tout s'est enchaîné assez rapidement. J'ai eu mon entretien chez Harrods, j'ai été prise, on a commencé nos jobs. Lui dans le marketing, moi vendeuse. A partir de ce moment là, on n'avait plus vraiment de temps pour nous, étant donné que nous n'avions aucun jour de congé ensemble. Quel dommage ! On s'entend bien mieux quand on a du temps pour nous. Ces deux mois sont passés vite, finalement. Après un mois chez Harrods, j'ai travaillé en tant que caissière chez Zara. C'était chiant, mais c'est fini, déjà. Je finirai cette phrase par un grand OUF. 
En fait, j'en ai marre ! Je ne veux pas me plaindre, je sais que tout va bien, blablabla, qu'il y a des petits enfants qui meurent dans le monde, etc. 
N'empêche que j'en ai marre d'être ici. Je bosse uniquement pour vivre. Phrase qui peut sembler stupide, parce qu'en général, les gens bossent pour ça, vivre ! Mais moi je suis étudiante, les étudiants bossent pour avoir des petits extras, pour s'offrir des vacances, se lâcher sur les fringues, ou enfin les sorties avec les potes. Et moi, ici, je bosse pour payer mon logement et ma nourriture. C'est un peu déprimant ! La vie est tellement chère ici. De plus, on mange mal... Le fish&chips tout le temps était bien sympa au début, mais au bout d'un moment, je n'en peux plus. Je rêve de salades, de melons et de cerises ! 
J'en ai aussi marre de mes collocs. Personne n'est méchant, mais j'ai juste plus envie de les voir... Bien sûr, je ne parlais pas de Stan. Stan qui, d'ailleurs, est un sujet à aborder.  
Mon Stan chéri, si tu savais à quel point tu es dûr à vivre ! J'ai beau t'aimer de tout mon coeur, les efforts que je fais ne seront jamais suffisants. 

D'ailleurs, cela fait deux semaines que c'est vraiment dûr. Je pense qu'on en a tous les deux eu assez, qu'on a besoin de respirer. Ce qui, après tout, est plutôt normal après deux mois à vivre ensemble sans possibilité de voir d'autres gens, famille ou amis. J'ai du mal à supporter l'activité "clope-news", qui consiste à passer des heures sur le fauteuil - certes, confortable - du balcon, accompagné du portable/de la tablette/de l'ordi, à regarder les news. Je sais que je suis une inculte, n'empêche que les news, ça ne m’intéresse pas du tout. Ca m'est égal de savoir les nouvelles conneries que notre cher président à encore sorties, ou même d'apprendre qu'il y a eu de nouveaux affrontements en Seine Saint Denis. Allez vivre ailleurs, il n'y à pas de problème dans les Hauts de Seine... Enfin bref. Moi je passe du temps à parler à mes amis sur facebook, skype, whatsapp, mais je trouve ça nettement plus intéressant. Et je m'ennuie quand il lit les news ! c'est terrible. J'essaie de rester avec lui, pour profiter du temps qu'il nous reste, mais j'aimerais exclure la présence de tous ces écrans. Mais il a besoin de temps pour lui, comme il me le répète ci souvent. J'aurais préféré qu'il ait besoin de temps pour nous, cela dit.

J'ai peur pour l'an prochain en fait, c'est affreux, je n'arrête pas d'y penser. Je suis terrifiée à l'idée de devoir l'embrasser une dernière fois en septembre, sans savoir si c'est notre tout dernier baiser, ou alors seulement le dernier avant que l'on se retrouve. C'est tellement long un an, avec une telle distance, un tel décalage horaire, que je crois qu'on ne tiendra pas le coup. Et c'est tellement dommage, parce que je l'aime, je l'aime tant ! Malgré toutes les imperfections de notre couple, je sais qu'on se fait beaucoup de bien tous les deux. Il me brusque, me sort de ma bulle confortable, me force à m'ouvrir au monde. Et moi je l'apaise, je l'adoucis et je calme son côté sauvage. Je crois que doucement, il comprend que je ne compte pas l'enchaîner, ni lui interdire quoi que ce soit. Il se remet peu à peu de ses mauvaises expériences avec les filles. On est bien tous les deux en fait, je me sens bien dans ses bras, j'ai tellement de mal à accepter le fait de devoir les perdre.


Dois-je accepter bêtement que notre relation aura duré quatre mois ? Certains me diront que quatre mois, c'est déjà pas mal. Peut-être, mais lui, mon Stan, je l'aurais voulu pour plus que ça. Je veux lui laisser le temps d'imprimer sa marque dans ma vie, je veux lui laisser le temps d'avoir un réel impact sur moi-même. 
Mais après tout, si on survit à cette année, ce qui est déjà peu réalisable, aucune chance pour que l'on survive à deux années. 

J'voulais pas le laisser tomber. 



~ Say, oh just say forever, stay, if you stay forever, hey, we can stay forever young ~

dimanche 9 juin 2013

Breathe

"God grant me the serenity to accept the things I cannot change, the courage to change the things I can, and the wisdom to know the difference."


Le mois de mars est presque fini. Je me sens bien, j'ai l'impression que la vie est belle et que je peux l'affirmer. Nelly et Marie-Claudine sont des amies géniales. Avec Nelly, on sort beaucoup. On va à presque toutes les soirées proposées, tout simplement parce qu'on souhaite vraiment en profiter. A chaque fois qu'on sort, c'est de plus en plus sympa. Nelly m'a fait rencontrer des gens adorables, je me rends compte que je ne suis pas invisible. Non, c'est décidé. Dans cette école, je refuse de faire partie du décors. Je refuse qu'en regardant les photos de soirées, les gens se demandent si j'étais dans leur école. Depuis le début de l'année, les gens connaissent mon nom. Il m'a finalement fallu peu de temps pour m'écarter de ceux qui me ramenaient dans le clan des invisibles. Les gens savent qui je suis, et ça me fait du bien.



Mercredi 27 mars. Comme presque tous les mercredis, on a un gros trou dans l'après midi. Cette fois-là, je décide de ne pas aller monter à cheval. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être avais-je envie de passer du temps avec Stan. Toute l'après midi, on a discuté. On parlait de son couple, je me rendais bien compte qu'il était malheureux. Je lui posais des questions, j'essayais de l'aider à identifier les problèmes afin d'agir en conséquence et de faire ce qu'il fallait pour que ça aille mieux. On a parlé pendant des heures, et plus on parlait, plus je me rendais compte qu'il ne ressentait absolument rien, que ce soit un sentiment amoureux ou amical, pour Agathe, sa copine. Je le faisais parler, je le faisais réfléchir, mais je faisais de mon mieux pour ne surtout pas l'influencer. Le soir même, il était décidé à mettre fin à son couple dans un futur proche. Il a revu Agathe, ça s'est mal passé. Le lendemain, il en discutait avec des meilleurs potes, qui, eux aussi voyaient bien qu'il était malheureux. Et le vendredi 29, il s'était séparé d'elle. Moi, j'étais à une soirée au Queen avec Bob Sinclar. Je suis allée dormir chez Mathieu, et le samedi matin j'ai rejoins Stan à la sortie des cours pour lui changer les idées et ne pas le laisser seul. On a fait du shopping, il avait vraiment l'air d'aller mieux et ça me faisait plaisir.

Vendredi 5 avril. Stan organise une petite soirée dans un bar avec sa meilleure pote Faustin et des filles de droit à Assas. Il y avait aussi Nelly, Mathieu et moi. J'étais contente de voir Stan se remettre à draguer, mais je pense qu'inconsciemment, je ressentais déjà une pointe de jalousie. Je ne le savais pas encore, et ça me soulageais de voir qu'il allait bien.

Dimanche 7 avril, je vais chez Stan pour la première fois. On travaille et on déconne bien. Je rencontre ses parents et son frère aussi, famille super cool, tout le monde est archi sympa. Constatant la montagne de boulot qu'on avait encore, Stan me propose de venir chez lui mardi après les cours et de rester dormir.

Mardi 9 avril. Après les cours, on va chez Stan. On bosse comme des fous de 16h à 4h du matin. Entre temps, j'ai eu Mathieu au téléphone. Une fois de plus, il me fait culpabiliser de ne pas partir avec lui à Londres. Une fois de plus, Stan me fait remarquer que je n'ai pas l'air amoureuse de Mathieu... Et une fois de plus, sans le dire, je sais qu'il à raison. Car il a vraiment toujours raison, ce Stan ;) Après le boulot, pour se détendre, on se met un film. Comme je n'allais pas très bien suite à mon coup de fil avec Mathieu, Stan me propose un massage. Musculaire au début, ce massage semblait vite se transformer en tendres caresses. De temps en temps, lorsqu'il me massait les cuisses, je sentais qu'il passait tout près, trop près, de la zone sensible... et je m'en voulais d'apprécier cela.



Mercredi 10 avril. Tout a chamboulé. Je suis gênée par ce que j'ai fais, je m'en veux vis à vis de Mathieu. Je le dis à Stan, et le soir, j'en parle à Vic sur facebook. Je n'avais juste pas prévu que Mathieu irait sur mon compte facebook pour lire toute ma conversation avec Vic. C'est le drame, il m'en veut de lui avoir menti, je lui en veux d'avoir trahie ma confiance et violé mon intimité. Ce que, ce soir là, je n'ai dis à personne, c'est que je sentais que je commençais à lâcher prise. Cela fait presque 10 mois que je connais Stan. En 10 mois, il est passé de l'inconnu au meilleur pote. Et là, je sens qu'il y a quelque chose d'autre. Je sais qu'on partage une proximité physique qui n'appartient qu'à nous, et même si je refuse de l'admettre, on s'entend très, voire trop bien. On ne se quitte plus. Il m'attire, physiquement. Je le trouve vraiment beau, j'aime ses yeux, la forme de son visage, ses lèvres, ses cheveux. Je l'ai tellement regardé que j'ai tout appris par coeur. Il me fait sourire quand il arrive, et même si je m'interdis d'y accorder de l'importance, je sais que je le fais sourire aussi. Je ne l'avouerai pas, mais je crois que les choses commencent à changer, notre amitié prend un nouveau tournant.

Samedi 13 avril. J'accepte enfin de revoir Mathieu pour qu'on se parle rapidement avant les cours. Je lui dis tout, tous mes doutes, tout ce qu'il se passe depuis des mois, mon absence de sentiments... tout. Sauf mes questions à propos de mon amitié avec Stan. Mais il refuse qu'on se sépare. On était dans un starbucks, le matin avant mon cours de finance. J'ai mal, je veux qu'il comprenne qu'il a été génial tout le long. Je voudrais qu'il comprenne et qu'il accepte... C'est trop dur. Dès que je le vois, je cours me réfugier dans les bras de Stan. Sa chaleur me rassure et m'apaise.

Dimanche 14 avril. Je ne veux pas lui parler, mais lui décide de venir me voir à Rueil pour qu'on discute. Je n'ose pas l'embrasser, j'ai l'impression de lui mentir quand je le fais. Après des heures de discussion, j'ai finalement accepté de lui donner une seconde chance... Même si, à ce moment là, je sais pertinemment que c'est déjà fini. Comment mettre fin à une relation de deux ans et demi ? c'est impossible. J'ai envie de m'évader, de tout mettre en pause. J'veux partir, ailleurs. J'en ai marre, je n'en peux plus. Je ne veux plus entendre parler de Mathieu ou de Stan. Je ne veux plus savoir tout ce que les autres pensent de moi. Ca m'est égal qu'ils considèrent que je suis faite pour aller avec Stan ! On me l'avait aussi dit avec Mathieu. Pour le moment, je suis avec Mathieu. Et c'est tout ce qui compte. Laissez moi trouver le bouton pause, je ne tiens pas le rythme, tout va trop vite... Et pourtant, je promets à Mathieu de lui donner une seconde chance.

Mercredi 17 avril. Nouvelle nuit chez Stan, à nouveau pour le boulot. En pensant fort à Mathieu, je suis allée dormir par terre. Je m'interdis de penser à Stan. Ca m'est égal qu'il soit beau, ça m'est égal qu'on s'entende bien. Je suis avec Mathieu, tout le reste ne compte pas. Le matin... j'ai froid. J'ai froid au coeur, j'ai besoin de quelqu'un. Et ce quelqu'un qui sait si bien me réchauffer le coeur, c'est lui, c'est Stan. Je grimpe dans son lit et je me blottis contre lui. Il me sert fort dans ses bras, comme s'il comprenait toute ma souffrance du moment. Comme pour me montrer qu'il me protège de tout le mal que l'on me fait, que je me fais. Il me protège, je n'ai plus rien à craindre, je me sens bien. Puis il me prend la main. Doigts entrelacés, je lui appartiens. Plus rien ne peut m'atteindre. J'oublis tout, je me rendors pour une petite heure. 

Samedi 20 avril, je vais voir Mathieu. Je n'ai pas envie d'y aller, et je le sais... mais je lui dois bien ça. On se retrouve à chatelet, il m'emmène au Sacré Coeur. Tout semble être à nouveau comme avant. Sauf qu'au fond, je sais que ce n'est pas le cas. On se ballade, on prend une glace, on marche  au soleil comme deux amoureux. Puis on rentre chez lui. Il avait préparé tout l'apart... Des bougies et des pétales partout. Petit pincement au coeur... J'aurais adoré, d'habitude. Mais ce jour là, ça me gène. Je me sens mal à l'aise. J'ai à nouveau l'impression de lui mentir. On prend un bain, un bain plein de douces odeurs, de bougies et de pétales de roses. J'essaie d'aimer ça comme c'était le cas avant, sauf que les choses ont changé. Je me serre contre son corps, comme si c'était la dernière fois. Je sens que c'est la dernière fois. Ce corps que j'ai tant aimé. Il me lit un poème qu'il m'a écrit. Je pleurs. S'il savait l'origine de ces larmes ! Elles ne viennent pas que de l'émotion, elles viennent aussi de toute la tristesse de mon âme. On dîne ensemble, notre repas à nous, japonais. Pendant tout ce temps, toute l'après midi, toute la soirée... je textote avec Stan. Lui il sait, il connaît ma peine et mon malaise. Il me dit bonne nuit quand je lui dis que je vais me coucher, en me disant que souvent, la nuit est très révélatrice. Je ne savais pas encore à quel point il avait raison.  

Dimanche 21 avril. Je me lève assez tôt le matin, je file, j'appelle Stan et je lui dis de venir me chercher à la gare. Longue nuit... Après des massages et des câlins, gros bug... je suis incapable de faire quoi que ce soir, blocage. Je ne veux plus de rapport sexuel avec lui, c'est fini, je le sais. Je ne le désire plus. Je pleurs, je pars réfléchir dans le salon. Il vient me chercher, on discute. Je pleurs et je lui dis tout ce qui me passe par la tête, je lui explique pourquoi je n'y arrive plus, je lui prouve qu'il n'y est pour rien mais que c'est comme ça... il a du mal à y croire. Il refuse d'accepter l'idée qu'on puisse ne plus être ensemble, il ne veut pas réaliser que c'est la fin. J'ai peur, j'ai peur pour lui, il ne veut pas essayer de vivre sans moi. Mais je sais qu'il le faut. Maintenant, j'arrive à le dire, je l'affirme, je cesse de me voiler la face, je ne suis plus amoureuse de lui. C'est un fait, ça arrive malgré moi, je ne peux que l'accepter et me rendre à l'évidence. On parle, des heures et des heures. On discute, on s'explique. Parfois on se comprend, mais finalement, Mathieu n'arrive pas à s'y faire, il n'imagine pas comment nos vies peuvent prendre des directions différentes. Il avait toujours vu son avenir avec moi, il ne s'imagine pas tomber amoureux d'une autre femme. J'étais son étoile, inespérée. Il me trouvait belle, intelligente, il n'arrivait pas à imaginer qu'il perdait son bien le plus précieux. Quand j'ai compris qu'il n'était pas capable d'accepter notre rupture, j'ai décidé de mettre fin à la conversation, et je suis partie. Blow me one last kiss. 

Ensuite, j'étais dans la voiture de Stan, encore en pleurs. Je n'arrivais pas non plus à réaliser que j'étais célibataire, et que cette si longue histoire venait de prendre fin. J'avais l'impression d'avoir toujours vécu avec lui, et donc que j'abandonnais la moitié de moi-même. J'étais sûre de moi, sûre de ne plus avoir de sentiments pour lui. Mais je n'avais pas imaginé un instant être seule... Heureusement, Stan était là. Il a toujours eu le meilleur rôle pour me soutenir, il est devenu indispensable quand ça ne va pas, parce qu'il est vraiment doué pour me remonter le moral. Je déjeune chez lui, je discute avec sa mère, adorable. Ensuite, on pars avec deux de ses meilleurs potes, Lucien et Geoffrey, à la manif. Ils sont super sympa, ça me fait vraiment du bien d'être avec eux deux et mon Stan. Il surveille, je le vois checker discrètement pour être sûr que je vais bien. Il déconne comme un fou, comme il sait si bien le faire. Ca me fait du bien, je me sens bien avec lui. Le poids que j'ai sur les épaules s'allège. On chante, sous le soleil, on crie, on se marre. Puis je le vois. Mathieu. Il me voit lui aussi, il vient directement me voir. Il me prend immédiatement dans ses bras, comme si de rien n'était... ce qui a eu pour effet de me faire fondre en larmes, une fois de plus. Je crois que je craquais complètement, parce que je commençais seulement à me changer les idées. Stan m'envoie un texto pour me demander si je veux qu'il le fasse partir, mais je lui dis non. Je sais que si c'est Stan qui le fait, ça passera mal. J'essaie de m'écarter de lui, je me jette dans les bras de Stan. Mais dès qu'il le peut, Mathieu m'attire vers lui. Puis je m'énerve, je lui dis que je ne veux plus le voir. Il finit par accepter de s'écarter. De deux mètres. C'est Lucien, un pote de Stan, qui finit par lui demander de s'en aller. Je ne l'ai plus vu de la journée. Stan a été oufissime, il m'a vraiment soutenue du mieux qu'il a pu. Le soir, je ne voulais pas rentrer chez moi. Il m'a proposé de venir dormir chez lui, j'ai accepté. Je ne voulais surtout pas être seule, j'ai trop peur d'être seule. Donc j'ai accepté. J'ai dîné avec sa famille, où tout le monde est vraiment adorable. Ensuite on est allés regarder un film. Pendant le film, j'étais tout contre lui, bien confortablement installée, blottie contre son corps, enfermée dans ses bras. Il me caressait avec une douceur que j'adorais. Il a fini par glisser ses mains sous mon t-shirt, puis sur ma poitrine. J'ai mis du temps, je le repoussais, puis j'ai fini par lâcher prise. Il m'embrassait dans le cou, il me rendait folle. Et moi je le provoquais en le caressant tout doucement... sur la dernière rangée d'abdos ;) Je voyais bien qu'il craquait, qu'il voulait me sauter dessus. Et même si je ne voulais pas, ça me faisait plaisir de voir qu'il me désirait. Mais je l'en empêchait, je tournais la tête pour qu'il ne puisse pas m'embrasser. Ce fut une nuit superbe, et je me suis vraiment rendu compte que j'étais dingue de lui, sur tous les points. J'ai réalisé que je me sentais vraiment trop bien avec lui, que je le trouvais magnifiquement beau, et qu'il était d'une douceur inimaginable avec moi. Et que je ne voulais vraiment, mais alors VRAIMENT pas le laisser le lendemain.


Lundi 22 avril. Mathieu me bombarde d'appels et de sms, il se sent mal, il a besoin de moi. Je refusais de répondre, il devenait fou. Il me disait qu'il savait que j'avais passé la nuit chez Stan... mais je n'y croyais pas. Stan me dépose à la gare de la Celle Saint Cloud vers 15h, je vais à maisons laffitte. J'y reste jusqu'à 22h. Quand je rentre avec Ordo, Mathieu m'attend à l'écurie... Grosse panique. Il veut discuter, mais je vois bien qu'il n'est pas calme, du coup je suis sur la défensive. Il m'attaque, je contre-attaque, et je sais que je le bats à ce jeu là. Je mens, je dis que je n'étais pas chez Stan. J'apprends qu'il m'a géolocalisé grâce à l'iPhone, la veille chez Stan, et le jour même à maisons laffitte. Je trouve ça flippant... je suis agressive, mais je pense que venir à l'équitation était la pire des choses à faire ! c'est l'endroit au monde où je me sens le plus libre, ou personne ne me connait, personne ne me juge. Je lui explique aussi que je n'apprécie pas le fait qu'il ait parlé de notre rupture à tous mes potes de Rueil. 


Jeudi 25 avril. Je retourne dormir chez Stan. Cette fois, je n'ai aucune excuse. Je sais que j'ai des sentiments pour lui, j'ai l'impression qu'il commence à en avoir aussi. Il m'envoie des signes qui sont trop évidents... Avant cela on s'était disputés. Il m'en voulais de laisser Mathieu me faire du mal, il m'en voulait de refuser de lâcher prise. Et moi je m'en voulais de tomber amoureuse de lui aussi rapidement, directement après avoir cassé avec Mathieu. Puis j'ai fini par me rendre compte que j'avais trop besoin de lui, peu importe que cela soit perçu comme un manque de respect pour Mathieu. Donc j'ai lâché prise. Il est venu me chercher à la gare, j'étais au téléphone avec ma cousine, Salomé. Je lui racontais tout. Puis je suis rentrée dans sa voiture, ça devenait un peu plus compliqué pour parler. J'ai fini par lui envoyer un texto pour lui expliquer le 'problème' que je ne pouvais pas détailler : "Le problème, c'est que je pars en troisième année, lui partira en quatrième. Ce qui fait qu'on ne va pas se voir pendant deux ans, donc même pas la peine de tenter une relation. Sex friend sinon, c'est bien non ? ^^". Mais en vrai, j'essayais juste de me convaincre qu'être amie avec lui ça me suffirait. Il faut dire aussi que je croyais sincèrement que lui ne voudrait pas se lancer dans une relation. J'avais une mauvaise image de lui, il m'en avait donnée une faussée. Je ne pensais pas que si peu de temps après sa rupture avec Agathe, il ait envie de se remettre en couple. Il avait l'air tellement motivée à l'idée de se remettre dans "le jeu", draguer à nouveau, avoir des histoires d'un soir ou autre. Je ne l'imaginais pas pour moi. Il a eu tellement de relations ! Et pourtant, je me trompais. On a passé une soirée de rêve chez lui. Il avait commandé des sushis, un vrai festin (je précise que c'est lui qui payais... O.o). On était tous les deux devant la télé, plus proches que jamais. Et par "proches", j'entends aussi qu'on était proches physiquement... j'étais tellement stressée ! je sentais ses lèvres se balader doucement sur mon visage... je tournais la tête discrètement, au cas où... Jusqu'à ce que le film - seigneur des anneaux - s'arrête. Il fallait mettre le deuxième DVD. Je me suis retournée, allongée sur le dos. J'ai levé les yeux vers lui. En un dixième de seconde, j'ai compris que j'étais prise au piège. Son visage était juste au dessus du mien. J'avais peur qu'on s'embrasse, mais je savais que je serais incapable de refuser un baiser de sa part. Donc je l'ai laissé faire. Quelle bonne idée ! C'était magique. Soirée parfaite, je me laisse allée. Trop tard pour revenir en arrière de toute façon ! J'abandonne, j'arrête de me voiler la face. Stan m'attire trop. Après une nuit de câlins dans ses bras, je comprends qu'on est ensemble. Genre, vraiment ensemble. Je fais semblant de ne pas être étonnée de l'apprendre. En fait, je n'avais pas compris qu'il voulait être avec moi comme ça. C'est seulement le matin, quand il a dit en souriant "les gens vont se marrer en apprenant qu'on est en couple aussi rapidement !" que j'ai compris. Et j'adorais cette nouvelle.



Malheureusement, tout n'a pas été parfait à partir de cette date. Mathieu a, une fois de plus, craqué mon compte pour aller voir mes conversations sur facebook. Il a lu que j'étais avec Stan, et ça ne lui a pas plu. Evidemment, il m'en veut énormément. Mais moi, je ne regrette rien, et jamais je ne pourrais lui faire croire que je regrette ce qui s'est passé avec Stan. Tout a été tellement dur pour moi ! Mathieu me faisait culpabiliser, à chaque fois qu'il me parlait, il me faisait pleurer. Je n'en pouvais plus, j'étais fatiguée, maigre et pâle. Je ne pouvais plus supporter ça. On s'est engueulés de nombreuses fois. Je finis toujours par croire que ça va mieux, mais en fait, il n'est pas prêt à l'accepter. Je comprends que ça puisse être horrible pour lui, et pour cette raison j'essaie de lui donner ses chances à chaque fois qu'il veut me parler. J'essaie d'être calme, compréhensive, et quand c'est possible, amicale. Mais il ne me facilite vraiment pas les choses, je finis par fondre en larmes et je lui demande de ne plus m'adresser la parole. On s'est revus deux fois ensuite, on a pu discuter plus calmement. Bien que certaine de ne plus être amoureuse de lui, je sais au fond de moi qu'il va vraiment me manquer. Je n'identifie pas vraiment la raison de ce manque, je ne sais pas si c'est lui, ou l'habitude et le confort. Il n'empêche que je le connais par coeur, et qu'on a vécu tellement de choses ensemble. Jamais je ne l'oublierai. C'est vraiment quelqu'un de bien. Je commence à comprendre pourquoi les ex ne peuvent jamais vraiment être amis, c'est trop difficile. Mais j'ai peur, j'ai tellement peur de l'avoir perdu à tout jamais. Il était tendre, doux et patient avec moi. Il a été parfait pour moi, il m'a donné confiance, il m'a aimée comme personne ne m'avait aimée avant. C'est quelque chose de si précieux ! J'espère infiniment que quelqu'un m'aimera à nouveau de cette façon un jour. Je n'ai pas profité de cet amour comme j'aurais dû en profiter, je ne me rendais pas compte à quel point ce cadeau était rare, fragile et précieux. 




Je respire enfin. Je crois. Je suis heureuse en fait, là est toute la vérité. Bien sûr, on dit que c'est toujours comme ça un début de relation, mais même. On s'entend si bien Stan et moi ! Je l'adore, j'adore passer du temps avec lui. Et je sais que lui aussi. Il est tellement mignon, à chaque fois qu'il me dit quelque chose de gentil, comme "je tiens à toi", ou "je commence à m'attacher à toi", il regarde ailleurs, sourit bêtement et fronce les sourcils. Oui, ça donne quelque chose d'étrange ! Comme il dit, ça lui "arrache la gueule" de dire ce genre de chose. Il n'aime pas s'ouvrir, se rendre vulnérable. Et pourtant il le fait, et ça me touche beaucoup. 


Jeudi 9 mai, il m'a dit qu'il m'aimait. Je n'ai pas pu le lui répondre ce jour là, je n'étais pas prête, et je savais que l'énervement l'avait un peu poussé à le dire. Il voulait me rassurer. C'était un peu risqué de ma part de ne pas le lui dire en retour. Nelly me disait que j'étais obligée de le lui dire, qu'il allait se braquer sinon. J'ai pris ce risque, et j'ai laissé les choses venir naturellement. Il a fini par me le dire une nuit après des câlins, tout doucement, tout tendrement. A ce moment là, j'étais prête. Je lui ai dis que je l'aimais, puis je me suis endormie dans ses bras, heureuse.


- Je t'aime

- moi aussi je t'aime
♥