mardi 23 juillet 2013

Chears.



~ Come on, come on, put your hands into the fire. ~ 

Enfermée dans une belle douceur. Ainsi commence ma relation avec lui. Ma troisième relation. Ainsi commence l'histoire. Histoire ? Je l'espère. Le ciel est contre nous je crois, mais je pense bien qu'on s'aime malgré tout. "Tout", c'est peu dire. Il faut savoir qu'il n'est pas facile a vivre ce petit Stan !
Enfin bon. Je devrais commencer par dire qu'on a eu un très beau début tous les deux. Cela faisait longtemps que je n'avais pas connu un début de relation ! La période où on se découvre, où chacun parviens pas à pas à faire s'écrouler les barrières de l'autre. C'était tellement mignon. Encerclés par cette tendresse et cette attirance mutuelles, on apprend à avoir besoin des bras de l'autre. Dès le début, je sais que je l'aime. Je ne saurais pas dire si c'est tout simplement parce que je suis une fille, mais j'en étais sûre à partir de notre premier baiser, aussi simple que cela puisse paraître. Cela semble évident qu'on s'aime. Pas seulement pour nous, mais aussi pour les autres. Je sens qu'il m'aime, je le sais et il me le dit. 







Et puis on part à Londres tous les deux, on se lance dans la ˋLondon adventure' . Here we go ! Et quelle aventure. On ne part pas dans un pays lointain (genre, le Japon, ahum), ni dans une destination exotique. On va juste à Londres. Sauf que Stan n'a jamais été à Londres, et qu'aucun de nous n'a habité dans un autre pays avant cela. Et pour couronner le tout, éh bien on s’apprête à vivre deux mois ensemble, tout de même. 
On passe près d'une semaine dans un hôtel pourri, mais au moins on a eu le temps de se balader, de profiter de nos premiers jours à Londres. Ensuite, tout s'est enchaîné assez rapidement. J'ai eu mon entretien chez Harrods, j'ai été prise, on a commencé nos jobs. Lui dans le marketing, moi vendeuse. A partir de ce moment là, on n'avait plus vraiment de temps pour nous, étant donné que nous n'avions aucun jour de congé ensemble. Quel dommage ! On s'entend bien mieux quand on a du temps pour nous. Ces deux mois sont passés vite, finalement. Après un mois chez Harrods, j'ai travaillé en tant que caissière chez Zara. C'était chiant, mais c'est fini, déjà. Je finirai cette phrase par un grand OUF. 
En fait, j'en ai marre ! Je ne veux pas me plaindre, je sais que tout va bien, blablabla, qu'il y a des petits enfants qui meurent dans le monde, etc. 
N'empêche que j'en ai marre d'être ici. Je bosse uniquement pour vivre. Phrase qui peut sembler stupide, parce qu'en général, les gens bossent pour ça, vivre ! Mais moi je suis étudiante, les étudiants bossent pour avoir des petits extras, pour s'offrir des vacances, se lâcher sur les fringues, ou enfin les sorties avec les potes. Et moi, ici, je bosse pour payer mon logement et ma nourriture. C'est un peu déprimant ! La vie est tellement chère ici. De plus, on mange mal... Le fish&chips tout le temps était bien sympa au début, mais au bout d'un moment, je n'en peux plus. Je rêve de salades, de melons et de cerises ! 
J'en ai aussi marre de mes collocs. Personne n'est méchant, mais j'ai juste plus envie de les voir... Bien sûr, je ne parlais pas de Stan. Stan qui, d'ailleurs, est un sujet à aborder.  
Mon Stan chéri, si tu savais à quel point tu es dûr à vivre ! J'ai beau t'aimer de tout mon coeur, les efforts que je fais ne seront jamais suffisants. 

D'ailleurs, cela fait deux semaines que c'est vraiment dûr. Je pense qu'on en a tous les deux eu assez, qu'on a besoin de respirer. Ce qui, après tout, est plutôt normal après deux mois à vivre ensemble sans possibilité de voir d'autres gens, famille ou amis. J'ai du mal à supporter l'activité "clope-news", qui consiste à passer des heures sur le fauteuil - certes, confortable - du balcon, accompagné du portable/de la tablette/de l'ordi, à regarder les news. Je sais que je suis une inculte, n'empêche que les news, ça ne m’intéresse pas du tout. Ca m'est égal de savoir les nouvelles conneries que notre cher président à encore sorties, ou même d'apprendre qu'il y a eu de nouveaux affrontements en Seine Saint Denis. Allez vivre ailleurs, il n'y à pas de problème dans les Hauts de Seine... Enfin bref. Moi je passe du temps à parler à mes amis sur facebook, skype, whatsapp, mais je trouve ça nettement plus intéressant. Et je m'ennuie quand il lit les news ! c'est terrible. J'essaie de rester avec lui, pour profiter du temps qu'il nous reste, mais j'aimerais exclure la présence de tous ces écrans. Mais il a besoin de temps pour lui, comme il me le répète ci souvent. J'aurais préféré qu'il ait besoin de temps pour nous, cela dit.

J'ai peur pour l'an prochain en fait, c'est affreux, je n'arrête pas d'y penser. Je suis terrifiée à l'idée de devoir l'embrasser une dernière fois en septembre, sans savoir si c'est notre tout dernier baiser, ou alors seulement le dernier avant que l'on se retrouve. C'est tellement long un an, avec une telle distance, un tel décalage horaire, que je crois qu'on ne tiendra pas le coup. Et c'est tellement dommage, parce que je l'aime, je l'aime tant ! Malgré toutes les imperfections de notre couple, je sais qu'on se fait beaucoup de bien tous les deux. Il me brusque, me sort de ma bulle confortable, me force à m'ouvrir au monde. Et moi je l'apaise, je l'adoucis et je calme son côté sauvage. Je crois que doucement, il comprend que je ne compte pas l'enchaîner, ni lui interdire quoi que ce soit. Il se remet peu à peu de ses mauvaises expériences avec les filles. On est bien tous les deux en fait, je me sens bien dans ses bras, j'ai tellement de mal à accepter le fait de devoir les perdre.


Dois-je accepter bêtement que notre relation aura duré quatre mois ? Certains me diront que quatre mois, c'est déjà pas mal. Peut-être, mais lui, mon Stan, je l'aurais voulu pour plus que ça. Je veux lui laisser le temps d'imprimer sa marque dans ma vie, je veux lui laisser le temps d'avoir un réel impact sur moi-même. 
Mais après tout, si on survit à cette année, ce qui est déjà peu réalisable, aucune chance pour que l'on survive à deux années. 

J'voulais pas le laisser tomber. 



~ Say, oh just say forever, stay, if you stay forever, hey, we can stay forever young ~

dimanche 9 juin 2013

Breathe

"God grant me the serenity to accept the things I cannot change, the courage to change the things I can, and the wisdom to know the difference."


Le mois de mars est presque fini. Je me sens bien, j'ai l'impression que la vie est belle et que je peux l'affirmer. Nelly et Marie-Claudine sont des amies géniales. Avec Nelly, on sort beaucoup. On va à presque toutes les soirées proposées, tout simplement parce qu'on souhaite vraiment en profiter. A chaque fois qu'on sort, c'est de plus en plus sympa. Nelly m'a fait rencontrer des gens adorables, je me rends compte que je ne suis pas invisible. Non, c'est décidé. Dans cette école, je refuse de faire partie du décors. Je refuse qu'en regardant les photos de soirées, les gens se demandent si j'étais dans leur école. Depuis le début de l'année, les gens connaissent mon nom. Il m'a finalement fallu peu de temps pour m'écarter de ceux qui me ramenaient dans le clan des invisibles. Les gens savent qui je suis, et ça me fait du bien.



Mercredi 27 mars. Comme presque tous les mercredis, on a un gros trou dans l'après midi. Cette fois-là, je décide de ne pas aller monter à cheval. Je ne sais pas trop pourquoi, peut-être avais-je envie de passer du temps avec Stan. Toute l'après midi, on a discuté. On parlait de son couple, je me rendais bien compte qu'il était malheureux. Je lui posais des questions, j'essayais de l'aider à identifier les problèmes afin d'agir en conséquence et de faire ce qu'il fallait pour que ça aille mieux. On a parlé pendant des heures, et plus on parlait, plus je me rendais compte qu'il ne ressentait absolument rien, que ce soit un sentiment amoureux ou amical, pour Agathe, sa copine. Je le faisais parler, je le faisais réfléchir, mais je faisais de mon mieux pour ne surtout pas l'influencer. Le soir même, il était décidé à mettre fin à son couple dans un futur proche. Il a revu Agathe, ça s'est mal passé. Le lendemain, il en discutait avec des meilleurs potes, qui, eux aussi voyaient bien qu'il était malheureux. Et le vendredi 29, il s'était séparé d'elle. Moi, j'étais à une soirée au Queen avec Bob Sinclar. Je suis allée dormir chez Mathieu, et le samedi matin j'ai rejoins Stan à la sortie des cours pour lui changer les idées et ne pas le laisser seul. On a fait du shopping, il avait vraiment l'air d'aller mieux et ça me faisait plaisir.

Vendredi 5 avril. Stan organise une petite soirée dans un bar avec sa meilleure pote Faustin et des filles de droit à Assas. Il y avait aussi Nelly, Mathieu et moi. J'étais contente de voir Stan se remettre à draguer, mais je pense qu'inconsciemment, je ressentais déjà une pointe de jalousie. Je ne le savais pas encore, et ça me soulageais de voir qu'il allait bien.

Dimanche 7 avril, je vais chez Stan pour la première fois. On travaille et on déconne bien. Je rencontre ses parents et son frère aussi, famille super cool, tout le monde est archi sympa. Constatant la montagne de boulot qu'on avait encore, Stan me propose de venir chez lui mardi après les cours et de rester dormir.

Mardi 9 avril. Après les cours, on va chez Stan. On bosse comme des fous de 16h à 4h du matin. Entre temps, j'ai eu Mathieu au téléphone. Une fois de plus, il me fait culpabiliser de ne pas partir avec lui à Londres. Une fois de plus, Stan me fait remarquer que je n'ai pas l'air amoureuse de Mathieu... Et une fois de plus, sans le dire, je sais qu'il à raison. Car il a vraiment toujours raison, ce Stan ;) Après le boulot, pour se détendre, on se met un film. Comme je n'allais pas très bien suite à mon coup de fil avec Mathieu, Stan me propose un massage. Musculaire au début, ce massage semblait vite se transformer en tendres caresses. De temps en temps, lorsqu'il me massait les cuisses, je sentais qu'il passait tout près, trop près, de la zone sensible... et je m'en voulais d'apprécier cela.



Mercredi 10 avril. Tout a chamboulé. Je suis gênée par ce que j'ai fais, je m'en veux vis à vis de Mathieu. Je le dis à Stan, et le soir, j'en parle à Vic sur facebook. Je n'avais juste pas prévu que Mathieu irait sur mon compte facebook pour lire toute ma conversation avec Vic. C'est le drame, il m'en veut de lui avoir menti, je lui en veux d'avoir trahie ma confiance et violé mon intimité. Ce que, ce soir là, je n'ai dis à personne, c'est que je sentais que je commençais à lâcher prise. Cela fait presque 10 mois que je connais Stan. En 10 mois, il est passé de l'inconnu au meilleur pote. Et là, je sens qu'il y a quelque chose d'autre. Je sais qu'on partage une proximité physique qui n'appartient qu'à nous, et même si je refuse de l'admettre, on s'entend très, voire trop bien. On ne se quitte plus. Il m'attire, physiquement. Je le trouve vraiment beau, j'aime ses yeux, la forme de son visage, ses lèvres, ses cheveux. Je l'ai tellement regardé que j'ai tout appris par coeur. Il me fait sourire quand il arrive, et même si je m'interdis d'y accorder de l'importance, je sais que je le fais sourire aussi. Je ne l'avouerai pas, mais je crois que les choses commencent à changer, notre amitié prend un nouveau tournant.

Samedi 13 avril. J'accepte enfin de revoir Mathieu pour qu'on se parle rapidement avant les cours. Je lui dis tout, tous mes doutes, tout ce qu'il se passe depuis des mois, mon absence de sentiments... tout. Sauf mes questions à propos de mon amitié avec Stan. Mais il refuse qu'on se sépare. On était dans un starbucks, le matin avant mon cours de finance. J'ai mal, je veux qu'il comprenne qu'il a été génial tout le long. Je voudrais qu'il comprenne et qu'il accepte... C'est trop dur. Dès que je le vois, je cours me réfugier dans les bras de Stan. Sa chaleur me rassure et m'apaise.

Dimanche 14 avril. Je ne veux pas lui parler, mais lui décide de venir me voir à Rueil pour qu'on discute. Je n'ose pas l'embrasser, j'ai l'impression de lui mentir quand je le fais. Après des heures de discussion, j'ai finalement accepté de lui donner une seconde chance... Même si, à ce moment là, je sais pertinemment que c'est déjà fini. Comment mettre fin à une relation de deux ans et demi ? c'est impossible. J'ai envie de m'évader, de tout mettre en pause. J'veux partir, ailleurs. J'en ai marre, je n'en peux plus. Je ne veux plus entendre parler de Mathieu ou de Stan. Je ne veux plus savoir tout ce que les autres pensent de moi. Ca m'est égal qu'ils considèrent que je suis faite pour aller avec Stan ! On me l'avait aussi dit avec Mathieu. Pour le moment, je suis avec Mathieu. Et c'est tout ce qui compte. Laissez moi trouver le bouton pause, je ne tiens pas le rythme, tout va trop vite... Et pourtant, je promets à Mathieu de lui donner une seconde chance.

Mercredi 17 avril. Nouvelle nuit chez Stan, à nouveau pour le boulot. En pensant fort à Mathieu, je suis allée dormir par terre. Je m'interdis de penser à Stan. Ca m'est égal qu'il soit beau, ça m'est égal qu'on s'entende bien. Je suis avec Mathieu, tout le reste ne compte pas. Le matin... j'ai froid. J'ai froid au coeur, j'ai besoin de quelqu'un. Et ce quelqu'un qui sait si bien me réchauffer le coeur, c'est lui, c'est Stan. Je grimpe dans son lit et je me blottis contre lui. Il me sert fort dans ses bras, comme s'il comprenait toute ma souffrance du moment. Comme pour me montrer qu'il me protège de tout le mal que l'on me fait, que je me fais. Il me protège, je n'ai plus rien à craindre, je me sens bien. Puis il me prend la main. Doigts entrelacés, je lui appartiens. Plus rien ne peut m'atteindre. J'oublis tout, je me rendors pour une petite heure. 

Samedi 20 avril, je vais voir Mathieu. Je n'ai pas envie d'y aller, et je le sais... mais je lui dois bien ça. On se retrouve à chatelet, il m'emmène au Sacré Coeur. Tout semble être à nouveau comme avant. Sauf qu'au fond, je sais que ce n'est pas le cas. On se ballade, on prend une glace, on marche  au soleil comme deux amoureux. Puis on rentre chez lui. Il avait préparé tout l'apart... Des bougies et des pétales partout. Petit pincement au coeur... J'aurais adoré, d'habitude. Mais ce jour là, ça me gène. Je me sens mal à l'aise. J'ai à nouveau l'impression de lui mentir. On prend un bain, un bain plein de douces odeurs, de bougies et de pétales de roses. J'essaie d'aimer ça comme c'était le cas avant, sauf que les choses ont changé. Je me serre contre son corps, comme si c'était la dernière fois. Je sens que c'est la dernière fois. Ce corps que j'ai tant aimé. Il me lit un poème qu'il m'a écrit. Je pleurs. S'il savait l'origine de ces larmes ! Elles ne viennent pas que de l'émotion, elles viennent aussi de toute la tristesse de mon âme. On dîne ensemble, notre repas à nous, japonais. Pendant tout ce temps, toute l'après midi, toute la soirée... je textote avec Stan. Lui il sait, il connaît ma peine et mon malaise. Il me dit bonne nuit quand je lui dis que je vais me coucher, en me disant que souvent, la nuit est très révélatrice. Je ne savais pas encore à quel point il avait raison.  

Dimanche 21 avril. Je me lève assez tôt le matin, je file, j'appelle Stan et je lui dis de venir me chercher à la gare. Longue nuit... Après des massages et des câlins, gros bug... je suis incapable de faire quoi que ce soir, blocage. Je ne veux plus de rapport sexuel avec lui, c'est fini, je le sais. Je ne le désire plus. Je pleurs, je pars réfléchir dans le salon. Il vient me chercher, on discute. Je pleurs et je lui dis tout ce qui me passe par la tête, je lui explique pourquoi je n'y arrive plus, je lui prouve qu'il n'y est pour rien mais que c'est comme ça... il a du mal à y croire. Il refuse d'accepter l'idée qu'on puisse ne plus être ensemble, il ne veut pas réaliser que c'est la fin. J'ai peur, j'ai peur pour lui, il ne veut pas essayer de vivre sans moi. Mais je sais qu'il le faut. Maintenant, j'arrive à le dire, je l'affirme, je cesse de me voiler la face, je ne suis plus amoureuse de lui. C'est un fait, ça arrive malgré moi, je ne peux que l'accepter et me rendre à l'évidence. On parle, des heures et des heures. On discute, on s'explique. Parfois on se comprend, mais finalement, Mathieu n'arrive pas à s'y faire, il n'imagine pas comment nos vies peuvent prendre des directions différentes. Il avait toujours vu son avenir avec moi, il ne s'imagine pas tomber amoureux d'une autre femme. J'étais son étoile, inespérée. Il me trouvait belle, intelligente, il n'arrivait pas à imaginer qu'il perdait son bien le plus précieux. Quand j'ai compris qu'il n'était pas capable d'accepter notre rupture, j'ai décidé de mettre fin à la conversation, et je suis partie. Blow me one last kiss. 

Ensuite, j'étais dans la voiture de Stan, encore en pleurs. Je n'arrivais pas non plus à réaliser que j'étais célibataire, et que cette si longue histoire venait de prendre fin. J'avais l'impression d'avoir toujours vécu avec lui, et donc que j'abandonnais la moitié de moi-même. J'étais sûre de moi, sûre de ne plus avoir de sentiments pour lui. Mais je n'avais pas imaginé un instant être seule... Heureusement, Stan était là. Il a toujours eu le meilleur rôle pour me soutenir, il est devenu indispensable quand ça ne va pas, parce qu'il est vraiment doué pour me remonter le moral. Je déjeune chez lui, je discute avec sa mère, adorable. Ensuite, on pars avec deux de ses meilleurs potes, Lucien et Geoffrey, à la manif. Ils sont super sympa, ça me fait vraiment du bien d'être avec eux deux et mon Stan. Il surveille, je le vois checker discrètement pour être sûr que je vais bien. Il déconne comme un fou, comme il sait si bien le faire. Ca me fait du bien, je me sens bien avec lui. Le poids que j'ai sur les épaules s'allège. On chante, sous le soleil, on crie, on se marre. Puis je le vois. Mathieu. Il me voit lui aussi, il vient directement me voir. Il me prend immédiatement dans ses bras, comme si de rien n'était... ce qui a eu pour effet de me faire fondre en larmes, une fois de plus. Je crois que je craquais complètement, parce que je commençais seulement à me changer les idées. Stan m'envoie un texto pour me demander si je veux qu'il le fasse partir, mais je lui dis non. Je sais que si c'est Stan qui le fait, ça passera mal. J'essaie de m'écarter de lui, je me jette dans les bras de Stan. Mais dès qu'il le peut, Mathieu m'attire vers lui. Puis je m'énerve, je lui dis que je ne veux plus le voir. Il finit par accepter de s'écarter. De deux mètres. C'est Lucien, un pote de Stan, qui finit par lui demander de s'en aller. Je ne l'ai plus vu de la journée. Stan a été oufissime, il m'a vraiment soutenue du mieux qu'il a pu. Le soir, je ne voulais pas rentrer chez moi. Il m'a proposé de venir dormir chez lui, j'ai accepté. Je ne voulais surtout pas être seule, j'ai trop peur d'être seule. Donc j'ai accepté. J'ai dîné avec sa famille, où tout le monde est vraiment adorable. Ensuite on est allés regarder un film. Pendant le film, j'étais tout contre lui, bien confortablement installée, blottie contre son corps, enfermée dans ses bras. Il me caressait avec une douceur que j'adorais. Il a fini par glisser ses mains sous mon t-shirt, puis sur ma poitrine. J'ai mis du temps, je le repoussais, puis j'ai fini par lâcher prise. Il m'embrassait dans le cou, il me rendait folle. Et moi je le provoquais en le caressant tout doucement... sur la dernière rangée d'abdos ;) Je voyais bien qu'il craquait, qu'il voulait me sauter dessus. Et même si je ne voulais pas, ça me faisait plaisir de voir qu'il me désirait. Mais je l'en empêchait, je tournais la tête pour qu'il ne puisse pas m'embrasser. Ce fut une nuit superbe, et je me suis vraiment rendu compte que j'étais dingue de lui, sur tous les points. J'ai réalisé que je me sentais vraiment trop bien avec lui, que je le trouvais magnifiquement beau, et qu'il était d'une douceur inimaginable avec moi. Et que je ne voulais vraiment, mais alors VRAIMENT pas le laisser le lendemain.


Lundi 22 avril. Mathieu me bombarde d'appels et de sms, il se sent mal, il a besoin de moi. Je refusais de répondre, il devenait fou. Il me disait qu'il savait que j'avais passé la nuit chez Stan... mais je n'y croyais pas. Stan me dépose à la gare de la Celle Saint Cloud vers 15h, je vais à maisons laffitte. J'y reste jusqu'à 22h. Quand je rentre avec Ordo, Mathieu m'attend à l'écurie... Grosse panique. Il veut discuter, mais je vois bien qu'il n'est pas calme, du coup je suis sur la défensive. Il m'attaque, je contre-attaque, et je sais que je le bats à ce jeu là. Je mens, je dis que je n'étais pas chez Stan. J'apprends qu'il m'a géolocalisé grâce à l'iPhone, la veille chez Stan, et le jour même à maisons laffitte. Je trouve ça flippant... je suis agressive, mais je pense que venir à l'équitation était la pire des choses à faire ! c'est l'endroit au monde où je me sens le plus libre, ou personne ne me connait, personne ne me juge. Je lui explique aussi que je n'apprécie pas le fait qu'il ait parlé de notre rupture à tous mes potes de Rueil. 


Jeudi 25 avril. Je retourne dormir chez Stan. Cette fois, je n'ai aucune excuse. Je sais que j'ai des sentiments pour lui, j'ai l'impression qu'il commence à en avoir aussi. Il m'envoie des signes qui sont trop évidents... Avant cela on s'était disputés. Il m'en voulais de laisser Mathieu me faire du mal, il m'en voulait de refuser de lâcher prise. Et moi je m'en voulais de tomber amoureuse de lui aussi rapidement, directement après avoir cassé avec Mathieu. Puis j'ai fini par me rendre compte que j'avais trop besoin de lui, peu importe que cela soit perçu comme un manque de respect pour Mathieu. Donc j'ai lâché prise. Il est venu me chercher à la gare, j'étais au téléphone avec ma cousine, Salomé. Je lui racontais tout. Puis je suis rentrée dans sa voiture, ça devenait un peu plus compliqué pour parler. J'ai fini par lui envoyer un texto pour lui expliquer le 'problème' que je ne pouvais pas détailler : "Le problème, c'est que je pars en troisième année, lui partira en quatrième. Ce qui fait qu'on ne va pas se voir pendant deux ans, donc même pas la peine de tenter une relation. Sex friend sinon, c'est bien non ? ^^". Mais en vrai, j'essayais juste de me convaincre qu'être amie avec lui ça me suffirait. Il faut dire aussi que je croyais sincèrement que lui ne voudrait pas se lancer dans une relation. J'avais une mauvaise image de lui, il m'en avait donnée une faussée. Je ne pensais pas que si peu de temps après sa rupture avec Agathe, il ait envie de se remettre en couple. Il avait l'air tellement motivée à l'idée de se remettre dans "le jeu", draguer à nouveau, avoir des histoires d'un soir ou autre. Je ne l'imaginais pas pour moi. Il a eu tellement de relations ! Et pourtant, je me trompais. On a passé une soirée de rêve chez lui. Il avait commandé des sushis, un vrai festin (je précise que c'est lui qui payais... O.o). On était tous les deux devant la télé, plus proches que jamais. Et par "proches", j'entends aussi qu'on était proches physiquement... j'étais tellement stressée ! je sentais ses lèvres se balader doucement sur mon visage... je tournais la tête discrètement, au cas où... Jusqu'à ce que le film - seigneur des anneaux - s'arrête. Il fallait mettre le deuxième DVD. Je me suis retournée, allongée sur le dos. J'ai levé les yeux vers lui. En un dixième de seconde, j'ai compris que j'étais prise au piège. Son visage était juste au dessus du mien. J'avais peur qu'on s'embrasse, mais je savais que je serais incapable de refuser un baiser de sa part. Donc je l'ai laissé faire. Quelle bonne idée ! C'était magique. Soirée parfaite, je me laisse allée. Trop tard pour revenir en arrière de toute façon ! J'abandonne, j'arrête de me voiler la face. Stan m'attire trop. Après une nuit de câlins dans ses bras, je comprends qu'on est ensemble. Genre, vraiment ensemble. Je fais semblant de ne pas être étonnée de l'apprendre. En fait, je n'avais pas compris qu'il voulait être avec moi comme ça. C'est seulement le matin, quand il a dit en souriant "les gens vont se marrer en apprenant qu'on est en couple aussi rapidement !" que j'ai compris. Et j'adorais cette nouvelle.



Malheureusement, tout n'a pas été parfait à partir de cette date. Mathieu a, une fois de plus, craqué mon compte pour aller voir mes conversations sur facebook. Il a lu que j'étais avec Stan, et ça ne lui a pas plu. Evidemment, il m'en veut énormément. Mais moi, je ne regrette rien, et jamais je ne pourrais lui faire croire que je regrette ce qui s'est passé avec Stan. Tout a été tellement dur pour moi ! Mathieu me faisait culpabiliser, à chaque fois qu'il me parlait, il me faisait pleurer. Je n'en pouvais plus, j'étais fatiguée, maigre et pâle. Je ne pouvais plus supporter ça. On s'est engueulés de nombreuses fois. Je finis toujours par croire que ça va mieux, mais en fait, il n'est pas prêt à l'accepter. Je comprends que ça puisse être horrible pour lui, et pour cette raison j'essaie de lui donner ses chances à chaque fois qu'il veut me parler. J'essaie d'être calme, compréhensive, et quand c'est possible, amicale. Mais il ne me facilite vraiment pas les choses, je finis par fondre en larmes et je lui demande de ne plus m'adresser la parole. On s'est revus deux fois ensuite, on a pu discuter plus calmement. Bien que certaine de ne plus être amoureuse de lui, je sais au fond de moi qu'il va vraiment me manquer. Je n'identifie pas vraiment la raison de ce manque, je ne sais pas si c'est lui, ou l'habitude et le confort. Il n'empêche que je le connais par coeur, et qu'on a vécu tellement de choses ensemble. Jamais je ne l'oublierai. C'est vraiment quelqu'un de bien. Je commence à comprendre pourquoi les ex ne peuvent jamais vraiment être amis, c'est trop difficile. Mais j'ai peur, j'ai tellement peur de l'avoir perdu à tout jamais. Il était tendre, doux et patient avec moi. Il a été parfait pour moi, il m'a donné confiance, il m'a aimée comme personne ne m'avait aimée avant. C'est quelque chose de si précieux ! J'espère infiniment que quelqu'un m'aimera à nouveau de cette façon un jour. Je n'ai pas profité de cet amour comme j'aurais dû en profiter, je ne me rendais pas compte à quel point ce cadeau était rare, fragile et précieux. 




Je respire enfin. Je crois. Je suis heureuse en fait, là est toute la vérité. Bien sûr, on dit que c'est toujours comme ça un début de relation, mais même. On s'entend si bien Stan et moi ! Je l'adore, j'adore passer du temps avec lui. Et je sais que lui aussi. Il est tellement mignon, à chaque fois qu'il me dit quelque chose de gentil, comme "je tiens à toi", ou "je commence à m'attacher à toi", il regarde ailleurs, sourit bêtement et fronce les sourcils. Oui, ça donne quelque chose d'étrange ! Comme il dit, ça lui "arrache la gueule" de dire ce genre de chose. Il n'aime pas s'ouvrir, se rendre vulnérable. Et pourtant il le fait, et ça me touche beaucoup. 


Jeudi 9 mai, il m'a dit qu'il m'aimait. Je n'ai pas pu le lui répondre ce jour là, je n'étais pas prête, et je savais que l'énervement l'avait un peu poussé à le dire. Il voulait me rassurer. C'était un peu risqué de ma part de ne pas le lui dire en retour. Nelly me disait que j'étais obligée de le lui dire, qu'il allait se braquer sinon. J'ai pris ce risque, et j'ai laissé les choses venir naturellement. Il a fini par me le dire une nuit après des câlins, tout doucement, tout tendrement. A ce moment là, j'étais prête. Je lui ai dis que je l'aimais, puis je me suis endormie dans ses bras, heureuse.


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mercredi 20 mars 2013

Feeling Alive


Samedi dernier, j'ai fais ma soirée d'anniversaire. C'était mes 20 ans quand même, et c'est assez important de changer de dizaine.
C'était génial. Je n'ai pas été seule un seul instant ! Kevin, Mathilde, Mathieu et Clément sont venus m'aider a tout préparer. Pendant qu'on faisait les cours, Clément, Mathieu et moi, les trois autres préparaient la salle. Ensuite j'ai laissé les autres tout faire pendant que je me préparais, comme toujours ;)
On n'avait pas vu l'heure ! Mais finalement personne n'était la à 20h30, et tan mieux. Nico est arrivé a 21h, et il était le premier ! Les autres sont arrivés une demi heure après, vers 22h30 tout le monde était la. Ça tombe bien, car plus les gens arriven tard, plus ils restent tard. Du coup il y avait de l'ambiance tout le long, c'était top. J'ai pu parler avec tout le monde, ne m'occuper de rien. Le vrai bonheur ! Je me suis bien marrée avec Stan, vu que Julia le draguait complètement :p trop drôle. Tout le monde était sympa, zéro prise de tête. Plein de cadeaux, et encore plus qui vont arriver :) j'arrive a l'école, je continuerai cet article plus tard, pour le moment les images parlent d'elle mêmes : ♥myfriends





mercredi 13 mars 2013

Snow day for my Birthday =)




The more I see the less I know
The more I like to let it go, hey oh

Deep beneath the cover of another perfect wonder
Where it’s so white as snow
Privately divided by a world so undecided
And there’s nowhere to go



Ca y est, j'ai 20 ans ! 
"Joyeux anniversaire Marie ! 20 ça fait vieux !"

"Happy birthday ! 20 ans déjà =)"
"20 ans ! bon anniv !"
...


Quand on a 20 ans, les gens tiennent à nous le rappeler en nous souhaitant bon anniversaire. Je ne m'en rappelle plus, mais peut être qu'ils le faisaient déjà à 7 ans, parce que 7 ans, c'est l'âge de raison. A 7 ans, on te dit "ça y est tu es un grand maintenant". Et à 20 ans, on ne le dit pas, mais cette fois on le pense. 


Ca y est, j'ai 20 ans.



Quand j'étais petite, je disais toujours que 20 était l'âge parfait. Je m'imaginais trop belle à 20 ans, avec des longs cheveux, toute fine, grande, super sûre d'elle, avec plein d'amis, un amoureux. J'imaginais aussi que je ferais du shopping tout le temps. Je ne m'étais pas trompée sur certains points cela dit ! Sauf que je n'arrive plus à comprendre pourquoi, enfant, j'étais d'ores et déjà fan du moi de 20 ans. Et je comptais les années qui me séparaient de la vingtaine, j'avais hâte parce que je pensais que je serais admirée comme j'admirais mon futur moi. 


"ça y est tu te sens vieille ?"

"c'est super vieux 20 ans !"
"ça fait quoi d'être vieux ?"
...

Non, non, et je sais pas. Je ne me sens pas vieille, je trouve que 20 ans c'est encore le début de la vie. Je trouve que c'est un âge parfait. On passe à la deuxième dizaine, et je crois, j'espère, que cette deuxième dizaine sera la meilleure décennie de ma vie, et ça commence aujourd'hui, je choisis d'en profiter. J'ai 20 ans, et j'adore ça. En ce moment, je sors, je me maquille, je prends soin de mes cheveux, je m'habille en me mettant en valeur, je suis superficielle et insouciante, et j'en ai le droit. Je bois, je danse, je chante, je ne quitte plus mes amis. Et j'ai raison de le faire, j'ai 20 ans, je n'aurai pas toute la vie pour vivre ce que je vis. Cet été, Londres avec mon meilleur ami. J'ai trop hâte, je sens qu'on va s'éclater et créer des liens qui me feront croire à notre amitié malgré les quelques années sans se voir. Puis un mois de vacances. J'y pense déjà ! Que faire, avec qui, où, pendant combien de temps, quel budget ? Il y a trop de monde que je veux voir en seulement un mois. Mes potes de Rueil, ceux de l'IESEG, mon Mathieu, mes cousins, les jumelles, ma famille avec mes grands parents... tellement de gens que je veux voir une dernière fois et dont je veux profiter à fond avant le grand départ. 


Tokyo. Je m'envole bientôt. Avec tous ceux qui partent, on se le répète : ça fera comme une pause dans notre vie habituelle, sauf que quand on reviendra, notre âge aura augmenté d'un an. C'est ultra flippant, j'ai peur de perdre contact avec plein de monde, de ne pas y arriver à cause du décalage horaire. Mais j'ai hâte, j'ai tellement hâte !

Après cela, je vais être diplômée, trouver un emploi, me marier, avoir un enfant, peut-être un deuxième avant la troisième dizaine. Quoi de plus beau et de plus complet que de passer de la vie d'étudiant à la vie de travailleur puis de femme puis de mère ? J'ai trop hâte, et en même temps, je profite des jours qui me sont donnés.



~ J'ai 20 ans, et j'avais demandé de la neige pour mon anniversaire ~

vendredi 1 mars 2013

Everyday is a different day



J'ai cette drôle d'impression de perdre ma routine, et je ne sais pas si c'est bien. L'année dernière, à l'IESEG, je travaillais un peu tous les soirs, et la journée j'étais avec mes 4 copines, Marine, Noémie, Anne-So et Nat, j'étais avec elles pour tous les groupes de travail, et c'était comme ça tout le temps, ma vie était la même tous les jours.
Cette année, tout a changé. Facebook me dit que c'est depuis le 3 septembre, car Stan et moi on est devenus "amis". En gros, depuis ce jours approximatif, je me suis rendue compte qu'il y avait des gens super que je ne connaissais pas, même au sein de ma classe. C'est la que ça a commencé à changer. Tout d'abord, c'était avec Nat : au lieu de rester H24 avec les autres, parfois, genre en compta, on allait se mettre à côté de Stan, parce que cet idiot nous faisait bien rire. Ensuite en maths, je me suis retrouvée entre lui et Marine une fois, on s'est bien marrés. Pour les livres de maths, j'étais seule, Marine se mettait avec Nat et Anne-So avec Noémie. Donc il m'a proposé de me mettre avec lui, étant donné qu'il prenait toujours son livre. Cool, je n'aurai jamais à prendre le mien. A la fin de ce cours, premier petit hic. J'en ai déjà parlé plus tôt, c'était le début de la rumeur entre Stan et moi. Ce soir là, j'ai reçu un texto de Stan "j'ai un scooooop !". J'étais un peu vexée par la remarque de Marine, "fais gaffe, ça pue la drague entre vous", et on en a discuté, Stan m'a dit de ne pas y faire attention. Mon chéri à moi c'est Mathieu, point.
A partir de ce jour là, j'étais avec lui pour l'intégralité des cours de maths, cette histoire de livres me donnait une bonne excuse pour, de temps en temps, m'écarter des filles et passer du temps avec un mec de la classe que je trouvais sympa.
Les jours passaient, je stressais de plus en plus pour l'étranger. Au début, j'étais la seule de mon "groupe" à vouloir partir coûte que coûte. Elles me décourageaient tant qu'elles pouvaient, mais je m'en fichais. J'ai toujours voulu partir, je partirai, même si ça me fait peur. Avec le stress, l'énorme quantité de travail de ce premier semestre suivait. Ils étaient loin les jours pépères où on n'avait rien à faire. On avait une quinzaine de projets à rendre juste avant les examens finaux. Marine, malade, n'était plus là, il fallait donc aussi faire son boulot en plus du notre... Et Nat commençait déjà à s'énerver contre moi, à essayer de me rabaisser. J'essayais de ne pas y faire attention, on avait trop de boulot pour porter de l'attention à ce genre de détail. J'ai commencé à alterner entre les cours avec Stan et les cours avec les filles, à leur mentir quand je voulais déjeuner avec lui, ou quand il venait chez moi pour bosser par exemple. Puis il y a eu les exam, pour le coup je ne trainais presque pas avec les filles, je ne pensais qu'au boulot et pas du tout au problèmes que je pouvais causer.
Fin des exams, fin du premier semestre. Déjà ? où est passée ma routine ? je n'ai pas vu le temps passer. Et après une semaine géniale au ski, c'est reparti pour un deuxième semestre, avec un début très mouvementé !
Vendredi premier mars 2013, jour où j'écris ce message. Je suis dans mon lit, malade. Ce soir, je vais chez Nelly, avec Marie-Claudine. On va faire la cuisine, regarder des films débiles, rester dormir. Mercredi dernier, je suis sortie dans Paris avec Audrey, Charlotte (une amie d'Audrey de Nice), Matthieu, Antoine et Nelly. Vendredi dernier, je suis allée dormir chez Nelly avec Marie-Claudine aussi. Il y a quelques semaines je suis allée chez Audrey avec plein de gens, chez Clara aussi, etc.
Tout ça pour dire deux choses : la première, c'est que je ne traîne plus du tout avec les quatre pestes, et la deuxième c'est que tout va pour le mieux du monde, j'ai plein d'amis, je sors tout le temps. C'est génial, dès que j'ai déclaré forfait pour les quatre filles qui me faisaient du mal et étaient odieuses avec Stan, trois autres filles m'ont pris sous leur aile, gratuitement. Audrey, Nelly et Marie-Claudine. Il y a Clara aussi, mais je m'en méfie un peu, elle a pas mal de soucis, tant que j'en reste loin elle ne peut pas m'atteindre. Avec les trois que j'ai cité plus tôt, viennent Antoine, Matthieu, Arnaud et Stan. En gros, ces filles sont top, j'aurais du m'en rendre compte bien avant. Je ne me prends plus la tête, je n'ai jamais peur d'être jugée. J'ai juste peur que ces gens là me manquent l'an prochain.
Partiels finis, début des vacances ce soir. Quand tout commençait à se calmer, que j'avais enfin ma destination, que je pouvais arrêter de stresser et commencer à me concentrer à nouveau sur mon boulot, mon grand père n'allait pas bien. Genre vraiment pas bien, mon père est venu me voir en disant qu'il vivait ses dernières heures. Du coup, j'ai passé un week end de merde, je n'ai pas bossé, j'ai foiré mes partiels. Mais il se trouve que, sans que personne ne comprenne pourquoi, il s'est réveillé. La vie reprendra son court pour lui, je peux enfin me calmer. Mes jours commencent à s'apaiser, peut être la routine va-t-elle s'installer bientôt, avant mon départ pour Tokyo.


Tokyo.
Le grand départ approche, ça me fait peur, autant que j'ai hate. J'ai déjà perdu plusieurs de mes meilleurs amis en déménageant. En plus de ça, Elise est à Londres, Vic à Nice. Mes autres bons potes de la région de Rueil sont en prépa, ou en médecine. Les choses ne sont pas simples, je ne peux pas les voir souvent. Tous ces gens là vont me manquer.
Et puis Mathieu, mon Mathieu. Sujet délicat en ce moment, j'ai peur de le perdre, j'ai peur de perdre espoir. Je ne sais pas si j'aurai la force de m'accrocher à notre relation quand je serai à Tokyo. J'ai peur de ne plus avoir besoin de lui. D'un côté, ça serait bien car ça m'éviterait de déprimer pendant cette année, mais d'un autre côté, si je n'ai plus besoin de lui, à quoi bon rester avec lui. J'essaie de ne pas y penser et de vivre au jour le jour, qui vivra verra.
Il y a aussi les gens de l'IESEG. Ce qui me fait flipper, c'est qu'on sera répartis aux 4 coins de la planète. C'est un truc de fou. J'ignore si je garderai contact avec certains d'entre eux, je ne sais pas du tout comment ça va se passer. Nelly part à Varsovie, Audrey à Taiwan, Marie-Claudine à Toronto, Matthieu à Montréal, Antoine à Dubai... Bref, tout le monde aura une année extra à l'étranger, il faudra qu'ils en profitent.
Il y a Stan aussi, qui fait bien sûr partie des gens de l'IESEG, mais qui est hors catégorie parce qu'il ne part pas à l'étranger. Le pire, c'est qu'il compte partir en quatrième année. Pour le coup, je ne sais pas si c'est pessimiste de penser que notre amitié est vouée à l'échec, mais deux ans sans le voir, je n'y crois pas. C'est dommage, ça me fait de la peine. Il est extraordinaire comme pote, et j'ai appris à avoir besoin de lui. A cause de ça, je sais qu'il va terriblement me manquer l'an prochain. Je sais aussi que, contrairement à la plupart de mes meilleurs potes, garder contact avec lui est difficile. Il n'aime pas facebook, les textos, etc. Mercredi, je me suis un peu énervée contre lui, sans raison. Je lui ai dis que son comportement de pote à temps-partiel m'agaçait énormément et que j'avais peur pour l'an prochain. Mais en vrai, j'ai surtout peur de le perdre définitivement. Après deux ans dans des pays séparés, la cinquième année où on n'a même pas de cours... je réalise juste que c'est un ami que je vais perdre, alors que je commençait à me dire que c'était le genre d'ami que je pourrais garder toujours.


lundi 25 février 2013

Beautiful words






Those are all very beautiful words
But actions speak louder
In case you haven't heard, I'm all alone
While you're out on the town drinkin' with your friends
You can say all these beautiful things
But they don't mean nothing
No, they don't mean a thing
Gotta back it up
But you keep backing down
Tell me how this ends

If you think it's possible then anything is possible

But I think you're impossible
I hope you prove me wrong

You only call me after you've had a few
You only want to hang out when you've got nothing to do
Don't tell me you love me and act like you don't
Oh, if you really want me you just gotta let me know

Same old thing happens every night
You get me going, and then you say goodbye
I'm heated up
And you just leave me there to take care of myself
Don't get mad, don't get all wound up
Just get your act together, or baby give it up
Just let me know if I should hit the road or if you want my help

If you think it's possible then anything is possible
But I think you're impossible
I hope you prove me wrong

You only call me after you've had a few
You only want to hang out when you've got nothing to do
Don't tell me you love me and act like you don't
Oh, if you really want me you just gotta let me know
You only call me when there's no one around
You only wanna come up when you know I'm going down
Don't tell me you love me and act like you don't
Oh, if you really want me you just gotta let me know

You gotta show me you mean it, if you really mean it
You're talking to me like you mean it, and I don't believe it

You only call me after you've had a few
You only want to hang out when you've got nothing to do
Don't tell me you love me and act like you don't
Oh, if you really want me you just gotta let me know
You only call me when there's no one around
You only wanna come up when you know I'm going down
Don't tell me you love me and act like you don't
Oh, if you really want me you just gotta let me know

You only call me after you've had a few (oh oh oh)
You only want to hang out when you've got nothing to do (oh oh oh)
Don't tell me you love me and act like you don't
Oh, if you really want me you just gotta let me know



jeudi 21 février 2013

my lovable Valentine



"I just wanna be the one to remind you what it is to smile"




Je pense que je n'en parle pas suffisamment. C'est quand tout va mal qu'on oubli de penser aux choses qui vont bien.

J'oublie qu'il est là, j'oublie que j'ai de la chance, et j'oublie qu'il sera toujours là.

14 février 2013, journée noire. Comme expliqué deux articles plus bas, amphi des départs à l'étranger. N'empêche, c'était aussi la saint valentin. Mathieu est resté au téléphone avec moi toute la nuit, presque aussi stressé que moi. Il est aussi resté avec moi pendant les 7h d'amphi, à stresser avec moi, même si pour le coup il était loin d'atteindre mon niveau de stress. Et il avait apporté du milka, du lait concentré sucré et des shocobons ;). 




Il était là après l'amphi, pour me dire à quel point il était heureux pour moi, et à quel point j'allais m'éclater à Tokyo. Il est resté avec moi quand je suis rentrée chez moi et que j'avais besoin de dormir. Il s'est allongé auprès de moi, m'a serrée dans ses bras et n'a pas bougé pendant que je m'endormais, l'esprit enfin en paix. Il est revenu ensuite pour m'emmener au restaurant. Je précise que c'était un restaurant japonais =D Ce n'était même pas fais exprès, on avait juste décidé d'aller dans notre restaurant préféré, et il se trouve que c'est un restaurant japonais. J'ai donc profité de ma saint valentin et fêté mon départ à Tokyo avec des sashimis, pour mon plus grand bonheur. Au moins, je suis rassurée sur ce point : je sais que j'adorerai la cuisine japonaise ! j'espère juste qu'elle ne sera pas trop différente de ce qu'on peut trouver en France, parce que le wasabi partout, les épices et tout ce qui pique, ce n'est pas mon truc ;)



On est restés longtemps au restaurant, à discuter. J'avais rapporté une sorte de chope de bière assez sympa, puisque quand elle est vide on croit qu'elle est pleine de bière, et aussi une boîte en forme de coeur remplie de M&M's, compo de couleurs faite par moi =D 



Enfin bref, il était là, il m'a offert une rose. Celle-ci est déjà en mauvais état (malgré mes soins, je n'ai pas la main verte on dirait...), mais mon Mathieu, lui, est toujours là. Et j'espère que les 14 heures qui nous sépareront l'an prochain ne changeront pas cela. J'ai peur, jour après jour, j'ai de plus en plus peur. Je suis sceptique, mais après tout, qui vivra verra.




Demain est un autre jour, je suis encore à Paris.